Présent ce lundi à la marche organisée à Kinshasa par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila, l’acteur politique Jean-Pierre Lisanga Bonganga a fait une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions.
« Nous allons changer la Constitution », a-t-il lancé devant des militants mobilisés lors de cette manifestation.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué à la fois par les débats autour des sanctions imposées par les États-Unis contre Joseph Kabila et par les discussions récurrentes sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
La participation de Jean-Pierre Lisanga Bonganga à cette marche, aux côtés de cadres et militants de l’UDPS, traduit une convergence de vues entre certains acteurs politiques proches du pouvoir autour de la nécessité, selon eux, de repenser l’architecture institutionnelle actuelle.
Aucune précision n’a toutefois été apportée quant aux dispositions constitutionnelles visées par cette éventuelle révision. Cette déclaration relance néanmoins le débat national sur l’opportunité d’un changement de la loi fondamentale.
Pour les partisans d’une réforme, une révision constitutionnelle pourrait permettre d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays. À l’inverse, ses détracteurs y voient une initiative susceptible d’alimenter les tensions politiques, notamment à l’approche des prochaines échéances électorales.
Cette sortie médiatique pourrait ainsi raviver les discussions au sein de la classe politique congolaise, où toute évocation d’un changement de la Constitution demeure un sujet particulièrement sensible.
Roberto Tshahe Da Cruz















