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Human Rights Watch dénonce une montée des arrestations arbitraires et du harcèlement des opposants en RDC

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Dans un rapport publié ce mardi 12 mai 2026, Human Rights Watch alerte sur une détérioration des libertés publiques en République démocratique du Congo. L’organisation affirme avoir documenté plusieurs cas d’arrestations arbitraires, de harcèlement et de détentions prolongées visant des journalistes, des opposants politiques ainsi que des militants de la société civile.

Selon ce rapport, la situation intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué notamment par l’occupation d’une partie de l’est du pays par les rebelles du M23 et les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Pour établir ses conclusions, Human Rights Watch indique avoir recueilli, entre janvier et mai 2026, seize témoignages de journalistes, d’acteurs de la société civile et de responsables politiques à travers plusieurs provinces du pays.

Le document évoque notamment des arrestations lors de manifestations pacifiques, des interpellations opérées par les services de renseignement ainsi que des détentions sans inculpation durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Parmi les cas cités figure celui de Jordan Saidi Atibu, coordonnateur à Kisangani de l’Observatoire d’actions parlementaire et gouvernementale, qui aurait passé quarante jours en détention. Le rapport mentionne également Serge Sindani, directeur du média Kis24.info, détenu pendant dix jours sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

« Les autorités congolaises devraient mettre fin aux restrictions sur les droits à la liberté d’expression et de manifestation », a déclaré Philippe Bolopion. Il a également appelé les autorités à respecter les droits fondamentaux garantis par la Constitution congolaise et les conventions internationales ratifiées par la RDC.

Ce rapport risque de raviver le débat sur l’état des libertés publiques et le climat politique actuel en RDC, alors que plusieurs voix de l’opposition et de la société civile dénoncent déjà un rétrécissement progressif de l’espace démocratique.

Roberto Tshahe Da Cruz

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