L’opposante congolaise Bernadette Tokwaulu est montée au créneau ce vendredi 19 juin pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive dangereuse » l’accord stratégique liant les minerais de la République démocratique du Congo à la coopération sécuritaire avec les États-Unis.
Dans une déclaration politique largement relayée sur les réseaux sociaux et auprès de plusieurs médias internationaux, la figure de l’opposition estime que « l’accord minerais contre sécurité, présenté au départ comme un partenariat pour la stabilité régionale, est devenu dans les faits un appui à la consolidation de la dictature du président Félix Tshisekedi ».
Bernadette Tokwaulu fait notamment référence aux événements tragiques du sit-in du 12 juin dernier à Kinshasa, au cours duquel plusieurs manifestants ont perdu la vie lors de la dispersion des rassemblements par les forces de sécurité.
Selon elle, « le silence des partenaires occidentaux face aux violences politiques encourage la répression et l’impunité ».
« Le peuple congolais ne peut accepter que ses ressources naturelles servent à financer ou protéger un système qui tue ses propres citoyens », a-t-elle déclaré.
Dans son adresse, l’opposante s’est directement tournée vers le président américain, Donald Trump, l’appelant à jouer un rôle historique dans la résolution de la crise congolaise.
« Vous pouvez devenir le premier président des États-Unis à organiser un véritable dialogue inclusif entre Congolais afin de restaurer durablement la paix, la démocratie et la cohésion nationale en RDC », a-t-elle lancé.
Bernadette Tokwaulu plaide pour un forum national réunissant opposition politique, majorité présidentielle, société civile, confessions religieuses et groupes sociaux, sous facilitation internationale neutre.
Pour plusieurs observateurs, cette sortie traduit une volonté croissante d’une partie de l’opposition congolaise d’internationaliser le débat sur la gouvernance en RDC, particulièrement après les tensions politiques enregistrées ces derniers mois.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de Washington ni de la présidence congolaise n’a été rendue publique concernant les déclarations de l’opposante.
LM















