La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) hausse le ton après les violences enregistrées contre certains partis politiques de l’opposition à Kinshasa. Dans un communiqué publié le 23 juin, l’organisation dénonce ce qu’elle qualifie de « série d’assauts et d’actes de vandalisme » attribués à des personnes se réclamant de la Force du Progrès, structure de jeunesse associée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Au cœur des préoccupations de la VSV figure l’attaque du siège de l’Alliance des Démocrates pour le Développement du Congo (ADD-Congo), parti dirigé par Prince Epenge. Selon l’organisation, plusieurs individus identifiés comme des membres de la Force du Progrès auraient pris d’assaut les installations du parti le 12 juin dernier dans la commune de Kasa-Vubu.
La VSV affirme que les assaillants ont forcé les portes et les fenêtres du siège alors qu’une réunion politique s’y tenait, avant de saccager les lieux et d’emporter plusieurs biens de valeur, notamment des ordinateurs, des téléphones, des imprimantes et du matériel de bureau.
L’organisation rapporte également que plusieurs militants et sympathisants de l’ADD-Congo ont été blessés au cours de l’incident. Elle regrette par ailleurs l’inaction présumée des éléments de la Police nationale congolaise présents sur les lieux au moment des faits.
Selon le communiqué, l’intervention des militaires des FARDC aurait permis d’évacuer les occupants du siège vers un lieu sécurisé, évitant ainsi que la situation ne dégénère davantage.
Pour la VSV, ces incidents constituent une menace sérieuse pour l’exercice des libertés politiques et pour la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo. L’organisation estime que les responsables des partis de l’opposition ainsi que leurs permanences doivent bénéficier d’une protection effective de la part des autorités.
Face à cette situation, la VSV exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs et les commanditaires des violences dénoncées. Elle demande également le démantèlement de la base de la Force du Progrès installée à proximité du siège de l’ADD-Congo si les responsabilités de ses occupants sont établies.
L’organisation appelle enfin le gouvernement, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et les autorités judiciaires à garantir la sécurité des acteurs politiques de l’opposition dans un contexte marqué par de fortes tensions autour du débat constitutionnel et de la vie politique nationale.
À ce stade, aucune réaction officielle de l’UDPS ou des responsables de la Force du Progrès n’a été enregistrée concernant les accusations formulées par la VSV.
JTI















