Le gouvernement congolais entend matérialiser les engagements pris dans le cadre des discussions visant à ramener la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce vendredi 7 août, Kinshasa présente cette démarche comme « une traduction concrète de sa bonne foi » et de sa volonté d’honorer les engagements librement souscrits dans le cadre du processus de Doha.
Kinshasa mise sur la réciprocité
Si le gouvernement congolais affiche sa volonté d’avancer, il rappelle toutefois que le processus de paix repose sur un principe essentiel : la réciprocité.
Pour Kinshasa, les engagements pris à Doha ne peuvent produire des résultats que s’ils sont effectivement appliqués par l’ensemble des parties. Les autorités congolaises appellent ainsi à l’opérationnalisation effective du Mécanisme conjoint de vérification et de supervision du cessez-le-feu (MCVE+).
L’objectif est de permettre que les incidents et violations rapportés soient vérifiés de manière indépendante, directement sur le terrain, afin d’établir les responsabilités et de renforcer le respect du cessez-le-feu.
Kigali et l’AFC/M23 sous pression
Tout en réaffirmant son attachement au processus de Doha, Kinshasa durcit le ton à l’égard du Rwanda et de l’AFC/M23.
Le gouvernement congolais dénonce des violations répétées du cessez-le-feu et accuse Kigali et l’AFC/M23 de poursuivre des actions hostiles qui, selon lui, compromettent la mise en œuvre des engagements pris et fragilisent la crédibilité du processus de paix.
À travers cette mise au point, Kinshasa cherche à faire passer un message clair : les concessions et les gestes posés par une partie ne sauraient suffire. Le gouvernement congolais attend désormais des actes concrets de ses interlocuteurs.
Six protocoles encore à finaliser
Parallèlement, les discussions se poursuivent afin de finaliser les six protocoles encore en attente, présentés comme des étapes nécessaires à la conclusion d’un accord de paix global.
Kinshasa réaffirme ainsi sa volonté de rester engagé dans le processus de Doha, tout en appelant toutes les parties à traduire leurs engagements politiques en actes concrets sur le terrain.
Pour le gouvernement congolais, la paix dans l’Est ne pourra être durable qu’à la condition de respecter les engagements convenus, mais aussi la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Joslin Lomba















