mardi, juillet 28, 2026
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Convocation du dialogue inclusif : l’ultimatum de la C64 expire dans 18 jours

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Le compte à rebours est lancé. Il reste désormais 18 jours au président de la République, Félix Tshisekedi, pour concrétiser son engagement en faveur d’un dialogue national inclusif, comme l’exige la Coalition Article 64 (C64). La date butoir fixée par cette plateforme de l’opposition est le 15 août 2026, au-delà de laquelle elle promet de tirer les conséquences de l’absence d’une convocation officielle.

Cette échéance fait suite à la déclaration de la C64 du 20 juillet, à l’issue des consultations conduites par la CENCO et l’ECC. Tout en saluant l’ouverture manifestée par le chef de l’État en faveur d’un dialogue inclusif, la coalition avait suspendu ses manifestations de rue et accordé un délai aux autorités afin de passer des annonces aux actes concrets.

Le porte-parole de Lamuka et membre de la C64, Prince Epenge, avait clairement indiqué que la coalition attendait la convocation officielle du dialogue avant le 15 août, estimant que cette rencontre devait permettre aux différentes forces politiques, sociales et religieuses de rechercher des solutions consensuelles aux crises sécuritaires, politiques et institutionnelles qui secouent le pays.

À ce stade, aucune convocation officielle n’a encore été rendue publique. Cette situation entretient les interrogations au sein de la classe politique, alors que plusieurs observateurs considèrent les prochains jours comme déterminants pour mesurer la volonté des différentes parties de privilégier la concertation nationale.

Pour le pouvoir, l’organisation d’un dialogue inclusif constitue un exercice délicat. Il s’agit de concilier les attentes de l’opposition, les recommandations des confessions religieuses ainsi que les impératifs liés à la sécurité et à la stabilité institutionnelle, dans un contexte marqué par la poursuite de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Du côté de la C64, le message demeure inchangé : le dialogue doit être officiellement convoqué avant le 15 août. À défaut, la coalition pourrait revoir sa stratégie politique et relancer les actions de mobilisation qu’elle avait suspendues à la demande des responsables religieux.

À dix-huit jours de l’expiration de l’ultimatum, tous les regards restent tournés vers la Présidence de la République. La décision que prendra Félix Tshisekedi dans les prochains jours pourrait influencer durablement le climat politique et les perspectives de décrispation en RDC.

 

LM

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