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Assemblée nationale : une pétition déposée contre le secrétaire général

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Le personnel administratif de l’Assemblée nationale a officiellement saisi, ce mardi 18 août, le président de l’institution, Aimé Boji Sangara, à travers une pétition dirigée contre le secrétaire général.

Initiée par le comité syndical de crise, la démarche a été rendue publique à Kinshasa par son président, Joël Kayij Moutomb, avant la remise officielle du document aux services de l’Assemblée nationale.

Dans leur pétition, les agents dressent une série de griefs contre la gestion de l’administration parlementaire. Ils dénoncent notamment des dysfonctionnements dans la gestion de la prime permanente, ainsi que l’exclusion de certains agents qu’ils considèrent comme éligibles. Ils évoquent également le cas de plusieurs fonctionnaires concernés par les décisions de mise à la retraite prises par le ministère de la fonction publique.

Une mobilisation au-delà des attentes

Les initiateurs de la pétition affirment avoir enregistré une mobilisation plus importante que prévu. Alors qu’ils s’étaient fixé pour objectif de recueillir les signatures d’au moins 10 % de l’effectif administratif, ils assurent avoir finalement obtenu l’adhésion de plus d’un tiers des agents.

Pour le comité syndical de crise, cette participation traduit un malaise grandissant au sein du personnel et une volonté de voir certaines pratiques de gestion examinées au grand jour.

Le secrétaire général dans le viseur

La principale revendication des pétitionnaires est sans équivoque : ils demandent la suspension préventive du secrétaire général et l’ouverture d’une enquête sur les faits dénoncés.

L’objectif, expliquent-ils, est de permettre aux autorités compétentes de vérifier les différents griefs contenus dans la pétition. Si les faits étaient établis au terme de cette enquête, les agents réclament l’application de sanctions appropriées, pouvant aller jusqu’à la révocation du responsable administratif.

Une démarche qui s’étend à la fonction publique

Le mouvement ne compte pas s’arrêter à l’Assemblée nationale. Les pétitionnaires annoncent le dépôt du même document, ce mercredi 19 août, auprès du vice-Premier ministre, ministre de la fonction publique.

En saisissant les deux institutions, les agents entendent obtenir un examen des faits qu’ils dénoncent, mais aussi des réponses concrètes à leurs revendications.

Ils disent enfin vouloir poursuivre leur démarche jusqu’à son aboutissement. Désormais, les regards sont tournés vers les autorités compétentes, appelées à se prononcer sur les accusations formulées et sur les suites à donner à cette pétition qui place directement la gestion de l’administration parlementaire sous pression.

Roberto Tshahe Da Cruz

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