Les réserves de sang sont en baisse au Centre de transfusion sanguine de Beni (Nord-Kivu). La diminution du nombre de donneurs inquiète les autorités sanitaires, alors que les besoins restent élevés pour les blessés, les femmes en couches et les enfants anémiés. Cette situation intervient dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola et l’insécurité persistante.
Selon le docteur Vianney Kambere, responsable du Centre de transfusion sanguine de Beni, la baisse des réserves est notamment liée à la réticence des donneurs à fréquenter les structures sanitaires depuis le début de l’épidémie d’Ebola. Pourtant, les formations sanitaires continuent de solliciter du sang pour prendre en charge les malades.
Le médecin craint une hausse de la mortalité si les produits sanguins venaient à manquer lors des urgences. Il appelle toute la communauté à se mobiliser, rappelant que chacun peut être à la fois donneur et receveur. Le don régulier de sang, souligne-t-il, doit devenir un réflexe.
Parmi les donneurs bénévoles, Jephté Wakwinga, qui vient d’effectuer son 33e don, évoque les besoins liés aux militaires blessés, aux femmes ayant des complications lors de l’accouchement et aux victimes d’accidents.
Cédric Sikiminywa, lui, dit avoir été encouragé par l’expérience de son enfant, sauvé autrefois grâce au sang d’un donneur bénévole.
Face à la baisse des réserves, les autorités sanitaires redoutent que la pénurie ne compromette la prise en charge des urgences. Elles appellent ainsi la population à donner régulièrement du sang afin d’éviter des décès qui pourraient être liés à l’absence de produits sanguins disponibles.
Delphin Mupanda















