La sénatrice honoraire Francine Muyumba réagit à la convocation du dialogue national faite par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Elle estime que le Chef de l’État, étant lui-même partie prenante à la crise politique que le dialogue est censé résoudre, ne peut en déterminer seul les règles.
Dans une déclaration faite la soirée de ce jeudi 27 août dans la soirée via son compte X, Francine Muyumba soutient qu’« on ne peut être à la fois partie, arbitre et maître des règles du jeu ». Selon elle, les modalités du dialogue, notamment son format, son agenda, la liste des participants, les éventuelles exclusions et les préalables, ne devraient pas être fixées unilatéralement par le pouvoir.
Elle plaide ainsi pour un processus dont les règles seraient définies de manière consensuelle par l’ensemble des parties prenantes, avec l’appui d’une facilitation « neutre et crédible ».
Pour cette proche de l’ancien président Joseph Kabila, un véritable dialogue national ne peut être organisé sur la base des conditions d’une seule partie. Elle appelle les différents protagonistes de la crise congolaise à faire des concessions au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.
« Si nous voulons réellement sauver le Congo, chacun doit accepter de renoncer à une part de ses exigences au profit de l’intérêt supérieur de la Nation », estime-t-elle.
Djodjo Vondi















