Le partenariat stratégique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Le président Félix-Antoine Tshisekedi a signé ce jeudi 27 août 2026, la concession du Corridor de Lobito en RDC, ouvrant la voie à la réhabilitation de cette infrastructure ferroviaire stratégique.
À la suite de cette signature, le chargé d’affaires américain en RDC, Ian McCary, a organisé une réception pour marquer cette avancée dans la coopération entre Kinshasa et Washington.
Soutenue par un financement d’un milliard de dollars du gouvernement américain, l’entreprise Mota-Engil est désormais appelée à réhabiliter la ligne ferroviaire du Corridor de Lobito. L’objectif est notamment de faciliter l’acheminement des exportations minières congolaises vers les marchés internationaux, y compris les États-Unis.
Au-delà du transport des minerais, le projet est présenté comme un levier de développement économique pour les populations vivant le long du corridor. Les États-Unis mettent notamment en avant la création d’emplois, l’amélioration de l’accès à l’électricité pour les secteurs minier et agro-industriel ainsi que le développement de la connectivité Internet à haut débit.
Pour Washington, la sécurisation de l’accès aux minerais critiques constitue également un enjeu stratégique. Elle doit contribuer à renforcer les chaînes d’approvisionnement américaines et à soutenir l’industrie des États-Unis.
Le Corridor de Lobito apparaît ainsi comme un projet à la fois économique, infrastructurel et stratégique, avec l’ambition de mieux connecter les ressources de la RDC aux marchés mondiaux tout en favorisant une croissance inclusive dans les régions traversées.
Joslin Lomba















