À Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, la rentrée scolaire 2026-2027 se déroule dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola. Face au risque de contamination en milieu scolaire, plusieurs établissements ont renforcé les mesures de prévention. Des dispositifs de lavage des mains sont installés aux entrées, tandis que la température des élèves est contrôlée avant l’accès aux salles de classe.
Au complexe scolaire Institut de l’Avenir de Beni, les élèves sont également sensibilisés à limiter les contacts physiques, notamment les accolades et les embrassades.
Ces mesures sont accueillies favorablement par les élèves, qui estiment qu’elles sont nécessaires pour se protéger contre la maladie.
Zakindu Musulu Christèle appelle notamment ses camarades à prendre l’épidémie au sérieux et à respecter les mesures barrières. Elle estime que chacun doit contribuer à sa propre protection, mais aussi à celle des autres, notamment en évitant les contacts physiques inutiles et en se lavant régulièrement les mains.
Pour les responsables scolaires, les mesures déjà prises restent toutefois insuffisantes. Le préfet des études de l’Institut de l’Avenir de Beni, Jean-Pierre Mukohe, sollicite l’appui du gouvernement en kits de prévention. Il souligne que les élèves viennent de différents quartiers et peuvent être exposés au virus avant leur arrivée à l’école.
De son côté, la sous-division éducationnelle de Beni affirme suivre la situation en collaboration avec les autorités sanitaires. Elle appelle également à renforcer la sensibilisation des enseignants afin qu’ils puissent transmettre les messages de prévention aux élèves.
Cette rentrée intervient alors que l’épidémie continue de progresser en RDC. Selon le bilan du ministère congolais de la Santé arrêté au 31 août 2026, l’épidémie compte 6 186 cas confirmés, 3 007 décès et 1 409 guérisons, soit une létalité de 48,6 %. Six provinces sont touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu et le Bas-Uélé.
À Beni, les écoles poursuivent donc les activités scolaires dans un climat de vigilance, tout en appelant à un soutien accru du gouvernement pour renforcer les dispositifs de prévention.
Delphin Mupanda















