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Arrestations abusives et concussion à Maniema : les magistrats mis en garde

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La salle des réunions du Cercle de la SNCC à Kindu a servi de cadre, mardi 8 septembre 2026, à la cérémonie solennelle de prestation et de renouvellement de serment du président de la Cour d’appel de Kindu et du procureur général près cette juridiction, Ponzi Nkoy Willy Lucien.

Au cours de cette cérémonie, les deux responsables judiciaires ont réaffirmé leur engagement à respecter et à défendre les lois de la République démocratique du Congo ainsi que la Constitution. Ils ont également renouvelé leur détermination à contribuer à la lutte contre l’impunité et l’incivisme, en vue de promouvoir une justice fondée sur le respect des principes de droit, l’intégrité et la responsabilité.

La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du gouverneur du Maniema, Mussa Kabwankubi Moïse, du vice-président de l’Assemblée provinciale du Maniema, Théophile Buleli Docta, ainsi que de plusieurs autorités judiciaires, politico-administratives et autres invités.

Prenant la parole, le procureur général Ponzi Nkoy Willy Lucien a solennellement renouvelé son serment et réaffirmé sa volonté d’exercer ses fonctions dans le strict respect de la loi.

« Je mets en garde les magistrats vendeurs des services judiciaires. Il est interdit aux magistrats d’exiger des fonds indus aux justiciables qui pourtant sont bénéficiaires de notre travail. Sur ce point, je n’hésiterai jamais à ouvrir des poursuites contre les auteurs de ces faits pour concussion », a déclaré le PG Ponzi Nkoy Willy Lucien.

Ce dernier a rappelé aux magistrats du Ministère public relevant de son autorité qu’ils ne doivent pas utiliser la procédure pénale pour régler des litiges de nature civile.

« Le magistrat du Ministère public qui relève de mon autorité ne doit jamais instruire et arrêter des citoyens pour des faits civils. Il doit plutôt diriger les parties en conflit devant le juge civil compétent », a-t-il insisté.

Le procureur général a particulièrement insisté sur la nécessité de traiter avec délicatesse les conflits familiaux. Les plaintes opposant des époux, des enfants ou des membres d’une même famille doivent, selon lui, faire l’objet d’un examen prudent, l’arrestation ne devant être envisagée qu’en dernier recours lorsque les faits présentent une réelle gravité.

« La famille, qui est la souche fondamentale de la société, les plaintes entre membres d’une même famille, époux, enfants ou des gens qui vivent ensemble doivent être traitées avec délicatesse et n’arrêter qu’en cas d’ultime recours si les faits sont réellement graves », a-t-il martelé.

Adjany Bingila

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