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Kinshasa : des routes se dégradent à l’approche de la saison des pluies

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À l’approche de la saison des pluies, plusieurs axes routiers de Kinshasa présentent déjà des signes importants de dégradation, alors que certains chantiers accusent des retards. Cette situation perturbe davantage la circulation dans plusieurs quartiers de la capitale.

Au croisement des avenues Landu et Birmanie, dans la commune de Bumbu, une chaussée récemment construite présente déjà des signes de détérioration. Une importante flaque d’eau s’est formée au milieu de la route, selon le constat fait ce lundi 5 octobre 2026 par MediaCongo Press.

Automobiles, motos et tricycles sont contraints de contourner un trou qui s’est creusé sur la chaussée. Les caniveaux sont, pour leur part, obstrués par des bouteilles en plastique et du sable. À cela s’ajoutent des fuites sur les conduites de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), dont les eaux se déversent sur la chaussée et contribuent à sa dégradation.

À quelques mètres de là, au croisement des avenues de la Libération, ex-24 Novembre, et Landu, une partie importante de la chaussée est également fortement dégradée. Aux heures de pointe, cet état de la route contribue à la formation de longs embouteillages.

L’avenue de la Libération étant difficilement praticable depuis plusieurs mois, certains conducteurs empruntent l’avenue Landu avant de poursuivre par Birmanie ou Assossa, notamment pour rejoindre Bandalungwa ou le centre-ville.

« Je ne comprends plus ce qui se passe dans ce pays. Comme la détérioration de la chaussée n’est pas encore vaste, ils ne vont pas venir. Ils attendent que l’avenue soit totalement impraticable pour intervenir. Nous demandons aux autorités de venir réparer ces endroits afin de nous permettre de bien circuler », déplore Didier Nzuzi, chauffeur rencontré au croisement des avenues Landu et Libération.

Les usagers des deux-roues dénoncent également l’état des routes.

 

« On nous parle du contrôle technique, mais avec l’état de nos routes, même si nous passons au contrôle technique et réparons toutes les pannes, les véhicules et les motos tomberont toujours en panne. On nous oblige à payer les vignettes, mais lorsqu’on voit l’état de nos routes, ça fait mal. Qu’on trouve une solution. Construire de nouvelles routes, ce n’est pas mauvais, mais il faut assurer leur suivi », estime Djo Mafuta, motard rencontré au croisement des avenues Landu et Birmanie.

Des dégradations également à Kasa-Vubu

À Kasa-Vubu, au croisement des avenues Shaba et Opala, une autre dégradation est visible. Sur cette chaussée construite il y a moins de cinq ans, un trou profond s’est formé au milieu de la route, obligeant les usagers à effectuer des manœuvres pour poursuivre leur trajet.

Les eaux provenant des caniveaux et de certaines parcelles riveraines se déversent directement sur la chaussée, favorisant la détérioration de la route.

À l’approche de la saison des pluies, ces différents constats suscitent des inquiétudes parmi les usagers. Ils redoutent une aggravation de la situation si des travaux d’entretien, de drainage et de réhabilitation ne sont pas rapidement entrepris.

Joslin Lomba

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