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RDC : les groupes armés responsables de 74 % des victimes de violences sexuelles liées au conflit, alerte l’ONU

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Au moins 1 080 victimes, principalement des femmes et des enfants, ont été recensées en République démocratique du Congo entre juin 2025 et mai 2026. Selon les Nations unies, les groupes armés seraient responsables de 74 % des cas de violences sexuelles liées au conflit, dans un contexte marqué par la persistance des exactions dans l’est du pays.

L’alerte a été lancée le vendredi 2 octobre à Genève par Awa Dabo, haut-commissaire adjointe des Nations unies aux droits de l’homme, lors de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme.

Devant cette instance internationale, la responsable onusienne a dénoncé les violences sexuelles commises contre des femmes et des filles dans différents lieux de leur vie quotidienne, notamment à leur domicile, dans les champs, dans la brousse et le long des routes. Des agressions qui illustrent, selon son intervention, l’ampleur des risques auxquels sont exposées les populations civiles dans les zones affectées par les conflits.

Près de trois victimes recensées chaque jour

Les chiffres communiqués par Awa Dabo font état d’au moins 1 080 victimes sur une période de douze mois, soit près de trois victimes recensées par jour. Un bilan qui pourrait toutefois être inférieur à la réalité, les violences sexuelles commises en période de conflit étant souvent difficiles à signaler et à documenter.

Au-delà de ces violences, la situation générale des droits humains demeure préoccupante dans l’est de la RDC. Le Bureau des Nations unies aux droits de l’homme dans le pays a recensé environ 4 400 violations des droits humains entre le 1ᵉʳ janvier et le 15 septembre 2026, dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Protéger les victimes et à sanctionner les auteurs

Face à cette situation, Awa Dabo a insisté sur l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des victimes et de garantir que les auteurs de violences sexuelles répondent de leurs actes devant la justice.

Elle a notamment souligné les avancées judiciaires obtenues avec l’appui des Nations unies. Selon elle, ces procédures ont permis la condamnation de 30 membres de groupes armés pour des faits liés aux violences sexuelles, ainsi que de 161 membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

« Ces crimes doivent cesser », a martelé Awa Dabo, rappelant que la recherche de la justice ne saurait être suspendue, même en période de conflits.

Djodjo Vondi

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