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Le RPC rejette le dialogue national et plaide pour une réponse militaire

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L’annonce de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), aux côtés de Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, figures de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), relance le débat sur les voies de sortie de crise en République démocratique du Congo (RDC). Face à cette évolution, le Rassemblement des patriotes pour le changement (RPC) estime que la priorité doit désormais être accordée à la réponse militaire plutôt qu’au dialogue national.

Dans une déclaration faite ce mercredi 14 octobre, le coordonnateur national du RPC, le Dr Patrick Luyindula, rejette l’option d’un dialogue national, y compris celui envisagé à Kinshasa. « Le dialogue national n’a plus lieu d’être », affirme-t-il, précisant que son mouvement n’a jamais considéré cette initiative comme une réponse suffisante à un conflit qui perdure depuis plusieurs décennies.

Le RPC appelle ainsi le chef de l’État à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de la RDC (FARDC) et à réorienter vers l’effort de guerre les ressources initialement prévues pour l’organisation du dialogue. Le mouvement préconise également une amélioration de la rémunération des militaires et une mobilisation accrue de la jeunesse.

Le RPC plaide pour une remobilisation de l’État

Sur le plan politique, Patrick Luyindula réclame un remaniement gouvernemental rapide et une réduction du nombre de ministères, qu’il juge coûteux ou superflus dans le contexte sécuritaire actuel. Le RPC se dit par ailleurs disposé à participer au gouvernement « sans conditions ».

Le mouvement propose également d’élargir le recrutement au sein du Service national afin de permettre à de jeunes volontaires de bénéficier d’une formation accélérée et de contribuer à la défense du territoire. Il affirme être prêt à y envoyer des membres mobilisés à travers le pays.

En matière de sécurité, le RPC préconise la fermeture de certaines frontières avec les pays voisins, à l’Est comme à l’Ouest, ainsi que l’instauration d’un couvre-feu immédiat à Kinshasa. Il plaide aussi pour des restrictions de certaines libertés individuelles, notamment concernant les prises de position qu’il estime favorables à l’ennemi.

Ces propositions traduisent la ligne défendue par le RPC, qui privilégie le renforcement de l’appareil sécuritaire et la mobilisation nationale. Leur éventuelle mise en œuvre soulèverait toutefois des questions relatives à leur faisabilité, à leur base légale et au respect des droits fondamentaux.

« Il est temps de prendre les choses au sérieux et de faire la guerre pour défendre la nation ! », conclut Patrick Luyindula, appelant les institutions et la population à se mobiliser face à la crise sécuritaire.

 

Cink Inkonge

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