Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et ancien président de l’Assemblée nationale, dénonce la contradiction entre les appels à la paix de Joseph Kabila et sa prise de direction du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire annoncée le 12 octobre à Goma. Il s’est exprimé dans une déclaration publiée sur son compte X dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026.
Le président de l’UNC rappelle que l’ancien chef de l’État avait appelé à la paix dans une déclaration du 9 octobre, trois jours avant l’annonce de la création du FRN. Cette nouvelle coalition s’inscrit dans la continuité de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et de la coalition AFC/M23, selon les informations rendues publiques à Goma.
« On ne peut pas proposer la paix à notre peuple tout en recourant aux armes », affirme Vital Kamerhe, qui invite Joseph Kabila à clarifier cette contradiction.
« Monsieur le Président honoraire, vous appelez à la paix dans vos discours, vous appelez à la rébellion dans vos actes. Le peuple vous jugera sur vos actes », poursuit-il.
Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, le recours aux armes est incompatible avec les principes démocratiques, notamment le droit des citoyens de choisir librement leurs dirigeants. Il estime par ailleurs que les rébellions successives en RDC n’ont pas permis d’apporter aux Congolais la sécurité, la justice et une prospérité partagée.
Vital Kamerhe réaffirme également son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme son allié et partenaire politique. Il appelle à resserrer les rangs pour défendre la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel, soulignant que l’unité nationale doit rester une priorité.
Joslin Lomba















