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Adhésions à l’AFC de Nangaa : le Cardinal Ambongo demande aux autorités congolaises de cesser de poser des actes susceptibles de pousser à la rébellion

Fridolin Ambongo Besungu, Congolese Roman Catholic Archbishop of Kinshasa speaks during a mass at the Notre Dame de Kinshasa cathedral in Kinshasa, Democratic Republic of Congo, December 24, 2018. REUTERS/Baz Ratner
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Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu s’est montré très critique envers les autorités congolaises dans son message du samedi 30 mars 2024, à l’occasion de la messe de Pâques. Ce dernier a fustigé le comportement des autorités congolaises qui, d’après lui, continuent de poser des actes susceptibles de pousser à la rébellion en lieu et place de former un front commun pour faire face à l’ennemi. Cette sortie du Cardinal Ambongo Besungu intervient au moment où des jeunes membres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie de Joseph Kabila ont rejoint Corneille Nangaa dans la rébellion soutenue par le régime de Kigali via le M23.

“Un pays qui est attaqué, un pays qui se sait en guerre, la première chose à faire est de s’asseoir autour d’une table pour former ce qu’on appelle le front commun. Or, aujourd’hui, le front commun n’existe pas. Comment voulez-vous que des fils du pays ne partent d’ici, de Kinshasa, pour rejoindre la rébellion à l’Est ? Posons-nous la question : pourquoi ? Nous pouvons nous énerver contre ceux qui sont partis, nous pouvons les traiter de traîtres, ils ont pris la cause de l’ennemi, mais la question de fond est : pourquoi ces gens ont agi de cette manière ? C’est parce qu’au niveau d’ici, nous continuons à poser des gestes qui blessent les autres, nous continuons à poser des gestes qui fragilisent la communion nationale, nous posons des gestes qui excluent les autres de la jouissance du gâteau national.”, a-t-il soutenu.

Ce dernier a aussi fustigé l’attitude de la classe politique préoccupée au partage des postes des institutions alors que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader à l’Est du pays.

« Ça fait trois mois que notre pays est pratiquement paralysé pour la simple raison que toute la classe politique s’est invitée autour du grand gâteau que l’on est en train de se disputer, pendant que le pays est en guerre, pendant que l’ennemi avance. Tout ce qui nous intéresse, c’est la part du gâteau, comment nous pouvons tout faire pour nous retrouver au Parlement, au gouvernement, à la tête des portefeuilles. Ce comportement est tout à fait incohérent si nous considérons la situation délicate, dangereuse de notre pays », a-t-il poursuivi.

Dans son message, le Cardinal Fridolin Ambongo a également déploré le fonctionnement de la justice.

Djodjo Vondi

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