
La fuite de plusieurs malades d’Ebola et de personnes contacts à haut risque après une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) à Cantine, à environ 55 km à l’ouest de Beni (Nord-Kivu), inquiète les autorités sanitaires. Cette situation fait craindre une reprise de la transmission du virus dans les communautés où ces personnes ont trouvé refuge.
Selon les responsables sanitaires, un cas confirmé positif, cinq cas suspects et trois contacts à haut risque étaient suivis au centre de santé local au moment de l’attaque. Tous ont fui et se sont dispersés dans la communauté, compliquant leur identification et le suivi de leurs contacts.
Le docteur Kakule Vulembera Christian, médecin directeur du Centre hospitalier Kelekele de Cantine, redoute une propagation du virus à d’autres habitants. « Nos malades se sont tous vidés dans la communauté », déplore-t-il, craignant que ces personnes contaminent d’autres populations.
La situation est d’autant plus préoccupante que Cantine avait déjà enregistré près d’une centaine de cas positifs, selon le médecin. Les équipes de riposte doivent notamment retrouver les personnes en fuite, identifier leurs contacts et décontaminer les habitations fréquentées par certains patients.
Les responsables sanitaires appellent les personnes déplacées présentant des symptômes à se rendre rapidement dans une structure de santé ou un centre de traitement Ebola. La dispersion des malades, provoquée par les violences armées, constitue désormais un obstacle supplémentaire à une riposte déjà sous pression.
Delphin Mupanda














