« Nous sommes asphyxiés par toutes ces taxes », se plaint Guy Nkulu, chauffeur de taxi, interrogé ce mercredi 21 janvier 2026 par MCP. Comme de nombreux conducteurs de la capitale, il est contraint de se conformer à une série d’exigences administratives : permis de conduire biométrique, contrôle technique, vignette, assurance, autorisation de transport, sans compter l’annonce imminente de l’instauration d’une nouvelle plaque d’immatriculation.
Cette accumulation de charges intervient dans un contexte social déjà précaire. Impayés ou sous-payés, de nombreux assujettis peinent à faire face à cette pression fiscale croissante imposée par les autorités urbaines de Kinshasa, sous la gouvernance de Daniel Bumba.
« Le gouverneur affirme que ces mesures visent à améliorer la circulation et à réduire les embouteillages, alors que la majorité des travaux routiers lancés demeurent inachevés », déplore Fabien Mutchukuwa Ruvogo, président de la Cod-Oece.Cette accumulation de charges intervient dans un contexte social déjà précaire. Impayés ou sous-payés, de nombreux assujettis peinent à faire face à cette pression fiscale croissante imposée par les autorités urbaines de Kinshasa, sous la gouvernance de Daniel Bumba.
« Le gouverneur affirme que ces mesures visent à améliorer la circulation et à réduire les embouteillages, alors que la majorité des travaux routiers lancés demeurent inachevés », déplore Fabien Mutchukuwa Ruvogo, président de la Cod-Oece.
À compter du lundi 26 janvier prochain, seuls les véhicules disposant de l’ensemble des documents requis seront autorisés à circuler dans la capitale. Une décision qui pourrait immobiliser de nombreux véhicules de transport en commun, mais aussi des véhicules privés, leurs propriétaires préférant les maintenir à l’arrêt plutôt que de risquer la mise en fourrière.
Les conséquences sur la mobilité urbaine pourraient être significatives. De nombreux Kinois risquent d’être contraints de se déplacer à pied pour rejoindre leurs lieux de travail ou de commerce, avec un impact direct sur l’activité économique de la ville.
« Une grogne populaire n’est pas à exclure. Face à la pression sociale, ces mesures pourraient être revues, voire suspendues, afin de préserver la paix sociale », analyse un expert ayant requis l’anonymat.
Par ailleurs, plusieurs habitants de Kinshasa appellent les autorités provinciales à accorder une attention prioritaire à la lutte contre l’insécurité, un fléau quotidien marqué par le banditisme urbain, les braquages et les vols à main armée, qui affecte durablement le climat social dans la capitale.
LM















