Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales (CCFPS) a dénoncé, dans un communiqué publié ce lundi 26 janvier 2026 à Bruxelles, ce qu’il qualifie de tentative d’intimidation politique transnationale visant certains de ses membres sur le territoire belge.
L’organisation évoque des faits « graves et inacceptables » et met directement en cause le pouvoir de Kinshasa.
Selon le communiqué, ces actes auraient été perpétrés par des agents identifiés comme agissant pour le compte de la Présidence de la République démocratique du Congo (RDC), en plein cœur de la capitale belge.
Le CCFPS affirme que l’opération aurait été menée par Tabu Eboma Tema, officier supérieur des Forces armées de la RDC (FARDC), de nationalité belge, lieutenant-colonel, membre de la Garde républicaine et Aide de camp du président Félix Tshisekedi.
Deux autres individus, présentés comme appartenant à la même unité militaire, auraient également pris part aux faits dénoncés.
Pour l’organisation, ces agissements constituent une violation manifeste de la Constitution congolaise, notamment de l’article 187, qui consacre le caractère républicain et apolitique des Forces armées. Ils contreviendraient également à la loi portant statut des militaires des FARDC, ainsi qu’aux principes de neutralité politique et de discipline militaire.
Le CCFPS estime, en outre, que ces faits sont passibles de poursuites pénales au regard du Code pénal militaire. Il dénonce une escalade préoccupante de la répression politique, affirmant que les autorités congolaises chercheraient désormais à étendre, au-delà des frontières nationales, des pratiques coercitives déjà décriées à l’intérieur du pays.
Selon l’organisation, de tels agissements portent atteinte aux libertés fondamentales et violent les engagements internationaux souscrits par la République démocratique du Congo.
Le CCFPS considère par ailleurs que l’implication présumée d’un officier supérieur des FARDC, assisté de membres de la sécurité présidentielle, sur le territoire de l’Union européenne, constitue une atteinte à la souveraineté de l’État belge, une infraction au droit international et un risque potentiel pour la sécurité publique.
Face à cette situation, le Cadre de concertation indique avoir déposé une plainte pénale en Belgique contre les personnes mises en cause, pour harcèlement, atteinte à la vie privée, menaces et intimidation en bande organisée.
Il tient le régime de Kinshasa pour politiquement et institutionnellement responsable des faits allégués.
Joslin Lomba















