MediaCongo Press > BLOG > Politique > Dialogue national : « Ignorer certaines voix, c’est affaiblir la légitimité du processus tout entier » (Martin Fayulu)

FILE PHOTO: Martin Fayulu, the joint opposition presidential candidate in Democratic Republic of Congo, speaks during an interview with Reuters in the capital Kinshasa, December 20, 2018.REUTERS/Baz Ratner/File Photo
L’opposant Martin Fayulu a, une nouvelle fois, insisté sur le caractère inclusif que doit revêtir le dialogue national en gestation en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 26 février, il estime que face à la souffrance des populations, aux défis sécuritaires persistants, aux tensions politiques, aux fractures sociales ainsi qu’aux aspirations légitimes du peuple, seul un dialogue national inclusif, sincère et représentatif est susceptible de consolider la cohésion nationale et d’ouvrir la voie à une paix durable, ainsi qu’au développement tant recherché par les Congolais.
« Le dialogue que nous appelons de tous nos vœux ne doit pas être réservé à quelques acteurs politiques réunis autour d’une table. Il doit constituer un véritable dialogue national, où chaque composante de notre société trouve sa place et fait entendre sa voix », a-t-il déclaré.
Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018 et à celle de 2023, Martin Fayulu soutient qu’écarter certaines parties prenantes reviendrait à fragiliser l’ensemble du processus.
« L’inclusivité n’est pas un slogan, c’est un principe fondamental. Notre pays est vaste, divers et pluriel. Des grandes villes aux territoires ruraux, des provinces de l’Ouest aux régions meurtries de l’Est, chaque composante porte une part de la vérité nationale. Ignorer certaines voix, c’est affaiblir la légitimité du processus tout entier », peut-on lire dans cette déclaration.
À rebours de la position du gouvernement concernant la participation des acteurs politiques liés aux groupes ayant pris les armes contre la République, l’opposant plaide pour l’implication de toutes les parties, y compris les groupes armés.
« La représentativité exige que toutes les forces vives de la nation soient impliquées : les partis politiques de la majorité comme de l’opposition, la société civile, les mouvements citoyens, les confessions religieuses, les autorités traditionnelles, les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec handicap, les déplacés internes, la diaspora ainsi que les groupes armés », a-t-il affirmé.
Bernard Mpoyi
MediaCongo Press
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