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Boycott de l’opposition : Jonas Tshiombela appelle à laisser « le peuple trancher librement » sur la révision constitutionnelle

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Le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de tendre le climat politique en République démocratique du Congo. Alors que les députés du regroupement Ensemble pour la République ont boycotté, ce mercredi, les travaux consacrés à l’examen de la proposition de loi sur l’organisation du référendum, Jonas Tshiombela appelle à privilégier la sérénité et le débat démocratique.

Dans une interview accordée le même jour à MCP, le coordonnateur national de la Nouvelle Société Civile Congolaise a estimé que les tensions observées autour de la question constitutionnelle restent inhérentes à la vie politique des nations.

« Le peuple doit trancher librement entre les partisans de la révision et ceux de la non-révision », a déclaré Jonas Tshiombela, plaidant pour un débat fondé sur la tolérance et le respect des opinions divergentes.

Plus tôt dans la journée, plusieurs députés de l’opposition, notamment ceux d’Ensemble pour la République, ont quitté l’hémicycle du Palais du Peuple pour protester contre l’inscription du projet de loi référendaire à l’ordre du jour. Aux côtés de figures politiques telles que Martin Fayulu, ces élus ont dénoncé une initiative jugée inopportune dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et les activités de la rébellion de l’AFC/M23.

Pour l’opposition, l’urgence nationale demeure la restauration de la paix et de l’intégrité territoriale, plutôt que l’ouverture d’un chantier constitutionnel susceptible, selon elle, d’exacerber les tensions politiques.

Face à cette montée des crispations, Jonas Tshiombela adopte une posture plus nuancée. Selon lui, les débats autour de la loi fondamentale provoquent historiquement des turbulences politiques, chaque acteur percevant son avenir à travers les règles qui organisent la République.

« Ce débat est normal », soutient-il, rappelant qu’aucune modification constitutionnelle n’a encore été engagée et que le pays se trouve encore au stade des discussions. Pour le responsable de la NSCC, les divergences actuelles ne devraient pas conduire à une dramatisation excessive du climat politique.

Il appelle ainsi les acteurs politiques et la population à éviter les discours de haine, les attaques personnelles et les appels à la violence, susceptibles d’alimenter davantage les fractures au sein de la société congolaise.

« Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de sortir de la plénière », a déclaré, de son côté, Aimé Boji devant les élus lors de la même plénière.

Dans la foulée, la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) a déclaré recevable la proposition de loi portant sur l’organisation du référendum, ouvrant ainsi la voie à la poursuite de son examen au Parlement.

Cink Inkonge

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