Sous les lanternes rouges et au rythme des célébrations du Nouvel An chinois, une annonce à portée stratégique a été faite jeudi 26 février à Kinshasa. À l’occasion d’une réception organisée dans la nouvelle chancellerie de la Chine, l’ambassadeur Zhao Bin a dévoilé un projet majeur de coopération militaire avec la République démocratique du Congo (RDC) : la construction prochaine du bâtiment devant abriter l’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC).

Dans son allocution, le diplomate a précisé que la pose de la première pierre interviendrait au cours de l’année 2026. Le futur complexe, qui sera érigé à Kinshasa, s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat sino-congolais, notamment dans les domaines institutionnel et sécuritaire.
Au-delà de cette annonce, le ton s’est également voulu politique. Zhao Bin a réaffirmé le soutien de Pékin à Kinshasa dans un contexte sécuritaire tendu dans l’Est du pays, condamnant l’agression dont la RDC affirme être victime de la part du Rwanda.
Présent à la cérémonie, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, représentant les autorités congolaises, a salué la solidité de l’amitié entre les deux pays. Il a rappelé le rôle joué par Pékin dans l’adoption, au sein de l’Organisation des Nations Unies, d’une résolution condamnant le soutien rwandais aux rebelles de l’AFC/M23.
La soirée s’est déroulée dans une atmosphère à la fois diplomatique et festive. Placée cette année sous le signe du Cheval, la célébration du Nouvel An lunaire a permis aux invités (responsables politiques, diplomates et partenaires) de découvrir plusieurs expressions de la culture chinoise, avant de visiter les nouveaux locaux de la chancellerie, symbole visible d’une présence chinoise de plus en plus affirmée à Kinshasa.
Djodjo Vondi















