Le candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Aziz Makukula, a exprimé son mécontentement après l’annonce du report des élections, intervenue à la veille de la clôture du dépôt des candidatures.
Lors d’un meeting organisé jeudi 12 mars à Kinshasa, devant un public composé notamment d’anciens footballeurs venus lui apporter leur soutien, l’ex-international congolais a dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation du processus électoral.
« C’est avec regret et tristesse que je constate cette manipulation dans le processus des élections de la FECOFA. C’est la première fois que je suis témoin d’un tel scénario », a-t-il déclaré.
Selon lui, les autorités politiques et sportives devraient intervenir afin d’éviter ce qu’il qualifie de désordre dans la gestion du football congolais. Il s’est également interrogé sur les raisons avancées pour justifier ce report.
« Les autorités doivent s’impliquer pour éviter ce genre de chaos. Le Congo peut-il vraiment manquer de moyens pour organiser ces élections ? Le football est devenu une proie pour les politiciens et les hommes d’affaires qui, pour certains, ignorent même les bases de ce sport », a-t-il ajouté.
Le candidat a aussi remis en question le calendrier électoral publié par le comité de normalisation de la FECOFA. « Comment le CONOR peut-il publier un calendrier électoral et, au dernier jour, prolonger la date ? C’est une situation anormale. Il y a quelque chose qui cloche et cela commence à susciter des inquiétudes. Il doit y avoir des forces cachées derrière ce report », a-t-il poursuivi.
Malgré cette situation, Aziz Makukula a affirmé qu’il ne renoncerait pas à sa démarche et a appelé les anciens footballeurs à se mobiliser pour reprendre le contrôle du football national.
« Nous ne lâcherons pas. Nous nous battrons pour récupérer la gestion du football. Le football doit être entre les mains des footballeurs. Il est grand temps de mettre en commun notre expérience afin de redresser cette situation », a-t-il insisté devant ses partisans.
Le comité de normalisation, installé depuis plus de quatre ans pour réviser les textes de la FECOFA, est désormais critiqué par Makukula pour n’avoir pas encore organisé les élections alors que les réformes statutaires sont, selon lui, déjà achevées.
« C’est la première fois qu’un comité de normalisation reste en place aussi longtemps dans un pays. Il est maintenant temps de passer aux élections », a-t-il déclaré.
Le report des élections, annoncé officiellement le 11 mars par la Fédération internationale de football association (FIFA), a été motivé par des difficultés financières liées à l’organisation du scrutin. Le nouveau calendrier prévoit désormais la tenue des élections au mois de mai.
Pour protester contre cette décision, une marche a été organisée à Kinshasa, partant de l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) jusqu’au siège de la FECOFA, afin de dénoncer ce report et réclamer un processus électoral transparent et libre.
GLK / MCP















