La République démocratique du Congo a obtenu un nouveau vote de confiance du Fonds monétaire international (FMI). Réuni en Conseil d’administration, l’institution de Bretton Woods a approuvé la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), ouvrant la voie au décaissement de plus de 350 millions de dollars américains en faveur du pays.
Dans une correspondance publiée ce samedi 27 juin, le FMI salue les progrès enregistrés par la RDC dans la mise en œuvre de son programme économique, malgré un environnement marqué par les défis sécuritaires dans l’Est, la résurgence d’Ebola, les incertitudes politiques et les turbulences économiques mondiales.
L’institution met en avant plusieurs indicateurs encourageants, notamment une inflation ramenée à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026, une amélioration de la position extérieure du pays et des perspectives économiques jugées favorables à court terme.
Le FMI estime que les performances du programme appuyé par la FEC sont globalement satisfaisantes. La plupart des critères de performance et des réformes structurelles ont été atteints. Les deux objectifs non réalisés s’expliquent par des dépenses sécuritaires plus importantes que prévu et par un ajustement technique des opérations de change entre la Banque centrale du Congo et le Trésor, des écarts pour lesquels les autorités congolaises ont déjà engagé des mesures correctives.
Le financement approuvé comprend 258,2 millions de dollars au titre de la FEC et 90,3 millions de dollars dans le cadre de la FRD. Ces ressources doivent soutenir la poursuite des réformes économiques et renforcer la stabilité macroéconomique du pays.
Au-delà de ce soutien financier, le FMI exhorte Kinshasa à accélérer les réformes portant sur la mobilisation des recettes publiques, la modernisation de la gestion des finances publiques, le renforcement de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, ainsi que les efforts visant à faire sortir la RDC de la liste grise du GAFI.
L’institution souligne également que les perspectives budgétaires pour 2026 demeurent maîtrisées grâce à la bonne tenue des recettes publiques, malgré les pressions liées aux dépenses de sécurité. Elle encourage la Banque centrale du Congo à maintenir une politique monétaire prudente et appelle à poursuivre les réformes destinées à renforcer la résilience de l’économie, améliorer le climat des affaires et favoriser une croissance plus diversifiée, durable et inclusive.
Roberto Tshahe Da Cruz















