L’alliance des associations des chauffeurs professionnels en République démocratique du Congo, qui regroupe notamment l’association des chauffeurs Mopila ASBL et la mutuelle pour la solidarité des chauffeurs au Congo, monte au créneau. Elle demande l’ouverture d’une enquête sur la gestion des recettes issues de la taxe de stationnement payée par les chauffeurs et les motards à Kinshasa.
Dans une déclaration parvenue ce vendredi 21 août à la rédaction de Mediacongo Press (MCP), à la suite de l’intervention du ministre provincial des transports et de la mobilité urbaine, Jésus-Noël Sheke, dans l’émission « Le débat» sur Top Congo FM, le président de l’association Mopila ASBL, Éric Manianga, affirme avoir suivi avec attention les propos du ministre sur la gestion de ces recettes.
Au cours de cette émission, le ministre provincial des transport aurait indiqué que les recettes de la taxe de stationnement perçues avant son arrivée à la tête du ministère n’étaient pas intégralement reversées dans les caisses du trésor public provincial.
Pour les associations des chauffeurs, si ces affirmations étaient confirmées par les faits, elles révéleraient une situation « extrêmement grave » qui mérite, selon elles, toute la lumière et la rigueur prévues par la loi.
Face à ces déclarations, l’organisation appelle l’Assemblée provinciale de Kinshasa, la brigade antifraude de la ville ainsi que les autorités judiciaires compétentes à diligenter des enquêtes approfondies.
Ces investigations devraient notamment permettre d’établir la réalité des faits, de retracer le circuit de perception et de reversement des recettes, d’identifier la destination des fonds collectés et, le cas échéant, de déterminer les responsabilités conformément aux dispositions légales.
« L’argent payé par les chauffeurs et les motards de la ville de Kinshasa constitue une ressource publique. Il doit être géré dans la transparence, avec une traçabilité totale et conformément aux procédures légales », souligne l’organisation.
Éric Manianga insiste ainsi sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des recettes publiques, d’assurer la traçabilité des fonds collectés et de garantir une véritable reddition des comptes.
« Les chauffeurs et les motards ne demandent qu’une chose : que les taxes et redevances qu’ils paient soient régulièrement perçues, correctement reversées et utilisées conformément à la loi, dans l’intérêt général », indique la déclaration.
Bernard Mpoyi















