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La lourdeur administrative et fiscale freine le développement des entreprises congolaises, alerte la Banque mondiale

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Les entreprises opérant en République démocratique du Congo consacrent en moyenne 20 % du temps de gestion de leurs dirigeants au respect des obligations réglementaires, soit plus du double de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Cette contrainte figure parmi les principaux obstacles au développement du secteur privé relevés par la Banque mondiale dans son rapport sur la situation économique de la RDC, publié en octobre 2026.

Intitulé « Le chaînon manquant : de la croissance des entreprises à la création d’emplois », ce document met en évidence un environnement des affaires caractérisé par la complexité des procédures administratives, la multiplication des contrôles fiscaux et les prélèvements parafiscaux.

Selon l’institution, ces contraintes alourdissent les charges des entreprises, réduisent leurs capacités d’investissement et pénalisent particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME), qui disposent généralement de ressources financières et humaines limitées.

La Banque mondiale relève également que la corruption et l’imprévisibilité de la réglementation contribuent à détériorer le climat des affaires. Cette situation limite les perspectives de croissance des entreprises ainsi que leur capacité à générer des emplois formels.

Pour remédier à ces difficultés, l’institution préconise notamment la simplification des procédures administratives et fiscales, la réduction des contraintes réglementaires et une meilleure prévisibilité des règles applicables aux opérateurs économiques.

L’objectif est de permettre aux entreprises de consacrer davantage de ressources à leurs activités productives, à l’investissement et à la création d’emplois, plutôt qu’à la gestion des obligations administratives.

Ces obstacles illustrent l’un des constats centraux du rapport : malgré une croissance économique soutenue, largement portée par le secteur minier, la RDC peine à transformer ses performances économiques en créations d’emplois et en amélioration des conditions de vie. Pour la Banque mondiale, la levée des contraintes qui pèsent sur les entreprises constitue l’une des conditions nécessaires pour parvenir à cette transformation.

Djodjo Vondi

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