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Taxe d’assainissement à Kinshasa : les marchés publics toujours noyés dans l’insalubrité

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Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, reste confrontée à une insalubrité chronique qui gangrène plusieurs de ses artères et espaces publics. Au fil des années, cette situation s’est aggravée, touchant désormais de plein fouet les marchés publics, pourtant appelés à offrir un cadre sain pour la commercialisation des denrées alimentaires destinées à la consommation quotidienne.

Dans de nombreux marchés de la ville, le spectacle observé ressemble davantage à celui d’une décharge à ciel ouvert qu’à un espace de commerce. Du Grand Marché (Zando, avant sa reconstruction) à Zigida, du Marché de la Liberté à Gambela, en passant par Type-K et bien d’autres sites, les étals jouxtent des amas d’ordures dégageant des odeurs nauséabondes. Une insalubrité manifeste qui met en péril aussi bien la santé des vendeurs que celle des clients.

Cette situation serait notamment imputable à une gestion défaillante des déchets par les responsables des marchés. Pourtant, les commerçants s’acquittent quotidiennement d’une taxe d’assainissement fixée à 500 francs congolais, perçue par les gestionnaires. En principe, ces fonds sont destinés à la collecte et à l’évacuation régulière des immondices afin de garantir un environnement de travail salubre.

Le constat effectué ce samedi 31 janvier par la rédaction de Mediacongo Press (MCP) au marché Rond-Point, dans la commune de Ngaba, est particulièrement alarmant. De nombreux tas d’ordures jonchent les abords du marché, libérant des odeurs pestilentielles. Cette exposition permanente aux déchets accroît considérablement les risques sanitaires, notamment les maladies hydriques et infectieuses.

La situation est d’autant plus préoccupante que ce marché, situé au carrefour du rond-point Ngaba et de l’avenue Kimwenza menant vers Mont-Ngafula, contribue à l’obstruction des caniveaux. Les déchets s’y accumulent, bloquent l’écoulement des eaux de pluie et provoquent régulièrement des inondations dans le quartier.

Malgré cette réalité visible et persistante, l’intervention des gestionnaires et des autorités municipales se fait toujours attendre. Cette inertie nourrit l’incompréhension et la colère des commerçants ainsi que des riverains, qui s’interrogent sur l’utilisation réelle de la taxe d’assainissement perçue quotidiennement.

Face à cette situation, une action urgente des autorités provinciales et nationales s’impose afin de restaurer l’hygiène dans les marchés publics et de garantir aux Kinois des espaces commerciaux dignes d’une capitale de plus de quinze millions d’habitants.

Bernard Mpoyi

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