vendredi, juin 19, 2026
contact@congo-press.com
A la unePolitiquepriorite

Débat constitutionnel : Christophe Mboso propose de porter à sept ans la durée du mandat présidentiel

79Views

C’est au cours d’une réunion de redynamisation du Cartel CRD, une plateforme politique regroupant six regroupements politiques, tenue le dimanche 14 juin à Kinshasa, que le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, s’est une nouvelle fois prononcé en faveur d’un changement de la Constitution, un sujet qui domine actuellement le débat politique. L’activité était organisée par Samuel Mbemba Kabuya, secrétaire général de cette plateforme.

Pour le président du Cartel CRD, un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ne permet pas à un chef de l’État d’achever efficacement son programme. Selon lui, la première année est généralement consacrée aux tractations politiques en vue de la formation du gouvernement et à la prise de connaissance des dossiers, tandis que la dernière est absorbée par la préparation des élections. Dans ces conditions, le Président ne disposerait réellement que de trois années de gestion effective.

C’est pourquoi Christophe Mboso estime nécessaire que la future Constitution porte la durée du mandat présidentiel à sept ans afin de favoriser un développement plus conséquent du pays.

« Sept ans de mandat, je l’ai placé dans la logique du changement de la Constitution parce que cette dernière comporte une disposition qui fixe la durée du mandat du chef de l’État et des parlementaires. J’ai davantage penché sur le mandat du chef de l’État. Après une étude comparative, j’estime que nous devons passer à une durée de sept ans, comme dans certains autres pays africains. Il faut donner suffisamment de temps au chef de l’État pour mettre en œuvre son programme. Lorsqu’on considère l’immensité du pays, on comprend qu’il faut lui accorder davantage de temps pour réaliser des actions concrètes. Cinq ans dans un pays-continent comme la RDC ne me paraît plus logique », a déclaré le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

Poursuivant son intervention, Christophe Mboso a également soutenu que, dans le cadre d’une nouvelle Constitution, toute personnalité politique pourrait à nouveau briguer la magistrature suprême, y compris un ancien chef de l’État, à l’exception de ceux faisant l’objet d’une condamnation judiciaire définitive.

Daniel Aloterembi.

Laisser un commentaire