Le gouvernement congolais a rejeté l’ultimatum fixé au 15 août par l’opposition réunie au sein de la C64 pour la convocation d’un dialogue national. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé lors du briefing de presse que le calendrier du président de la République ne saurait être dicté par une quelconque pression politique.
« L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum », a déclaré Patrick Muyaya, en réaction à la position exprimée par la C64.
Cette déclaration intervient après que cette plateforme de l’opposition a donné jusqu’au 15 août aux autorités pour convoquer un dialogue qu’elle juge indispensable afin de répondre à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays.
En rejetant cet ultimatum, le gouvernement réaffirme que les initiatives du chef de l’État relèvent de ses prérogatives constitutionnelles et ne sont pas conditionnées par les injonctions des acteurs politiques.
Le débat autour de la tenue d’un dialogue continue d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise. Tandis que l’opposition insiste sur la nécessité d’un cadre de concertation inclusif, le gouvernement maintient que les décisions relatives à l’agenda présidentiel ne peuvent être soumises à des échéances fixées par une partie prenante.
La réaction de Patrick Muyaya intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques, alors que les appels au dialogue se multiplient pour tenter de trouver une issue aux défis sécuritaires et institutionnels auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Joslin Lomba















