Le Conseil national des évêques d’État du Congo (CNEEC), structure membre de la Confession des Églises indépendantes du réveil en RDC (CIN/RDC), s’est prononcé en faveur d’une réforme constitutionnelle soumise à référendum. Dans une déclaration rendue publique jeudi à Kinshasa, la plateforme religieuse formule plusieurs propositions visant à renforcer les institutions de la République.
Parmi les principales recommandations figure le renforcement des prérogatives du chef de l’État. Le CNEEC préconise que le Président de la République soit désormais habilité à nommer directement le Premier ministre, ainsi que les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.
La plateforme suggère également de supprimer l’obligation pour les gouverneurs d’être originaires des provinces qu’ils administrent. Selon elle, cette mesure favoriserait une administration fondée sur les compétences, renforcerait la cohésion nationale et contribuerait à une meilleure gouvernance des entités provinciales.
Le CNEEC estime par ailleurs que toute réforme de la Constitution doit être portée par le peuple et résulter d’un large consensus national.
« La Constitution doit être l’expression d’un consensus national », affirme la plateforme dans sa déclaration.
Au-delà des questions institutionnelles, les responsables religieux proposent la création d’un Conseil citoyen de médiation, de concertation et de paix. Cet organe aurait pour mission de promouvoir le dialogue entre les différentes composantes de la nation, de prévenir les crises et de contribuer à leur résolution pacifique.
En conclusion, le CNEEC invite les acteurs politiques, les confessions religieuses et l’ensemble des forces sociales à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation dans le débat sur la réforme constitutionnelle. Selon la plateforme, toute évolution du cadre institutionnel doit viser à renforcer la stabilité, l’efficacité des institutions et la cohésion nationale en République démocratique du Congo.
Roberto Tshahe Da Cruz















