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Sit-in de la C64 : HRW rapporte des témoignages de membres de la Force du Progrès évoquant des consignes et des promesses d’argent

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Dans un rapport publié jeudi, Human Rights Watch (HRW) affirme avoir recueilli les témoignages de plusieurs membres de la Force du Progrès, un groupe affilié à l’UDPS, qui disent avoir reçu des consignes visant à perturber le sit-in organisé le 12 juin à Kinshasa par la Coalition Article 64 (C64).

Selon l’organisation de défense des droits humains, sept membres de ce mouvement ont déclaré avoir été approchés par des responsables du parti présidentiel afin de mobiliser des militants pour empêcher la tenue de la manifestation.

L’un des témoignages cités par HRW indique qu’au cours d’une réunion organisée à Limete avant le rassemblement, des responsables auraient demandé aux participants de s’en prendre aux dirigeants de l’opposition et à leurs partis.

« Deux de nos chefs de parti nous ont clairement indiqué de cibler les dirigeants de l’opposition et leurs partis », rapporte Human Rights Watch en citant l’un des membres interrogés.

Un autre témoin affirme que des compensations financières auraient été promises aux personnes participant à la perturbation de la manifestation. « Ils ont promis de nous donner de l’argent si nous perturbions la manifestation », aurait-il déclaré, selon le rapport.

HRW indique également qu’un troisième témoignage met en avant les difficultés socio-économiques comme facteur d’adhésion de certains jeunes à la Force du Progrès, plusieurs d’entre eux espérant y trouver des opportunités d’emplois informels.

Revenant sur le déroulement des événements du 12 juin, l’organisation rappelle que les militants de la C64 s’étaient rassemblés devant le siège de l’ECiDé, sur le boulevard Triomphal, avant d’envisager une marche vers le Palais du peuple. D’après les témoignages recueillis, les forces de l’ordre avaient installé plusieurs barricades à proximité du rond-point Robot et auraient fait usage de gaz lacrymogènes lorsque les manifestants se sont approchés du dispositif sécuritaire.

Le rapport fait également état de la présence, sur les lieux, d’éléments appartenant à une force opérationnelle regroupant notamment une unité spéciale des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), des éléments de la Garde républicaine et des services de renseignement.

Au terme de son enquête, Human Rights Watch appelle les autorités congolaises à diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d’établir les responsabilités dans les violences survenues lors du sit-in du 12 juin.

À ce stade, les autorités congolaises et l’UDPS n’ont pas publiquement réagi aux allégations contenues dans le rapport de Human Rights Watch.

Roberto Tshahe Da Cruz

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