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Contrôle technique à Kinshasa : la traque des véhicules non en règle démarre ce lundi

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Après l’expiration, samedi 8 août , du délai accordé aux propriétaires de véhicules pour se soumettre volontairement au contrôle technique, la régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) annonce le lancement, dès ce lundi 10 août, d’une vaste opération de bouclage à travers la capitale.

La mesure cible les véhicules et motos qui circulent sans s’être conformés à l’obligation de contrôle technique.

La RFCK avait accordé aux usagers une période d’un mois pour régulariser leur situation dans les centres agréés. Passé le 8 août, aucune nouvelle prorogation n’a été annoncée.

Une opération annoncée sur l’ensemble de la capitale

Selon les communications de la RFCK, les équipes chargées du contrôle doivent être déployées sur les principaux axes de Kinshasa afin d’identifier les engins qui ne disposent pas d’un contrôle technique conforme.
Sont notamment concernés les motos, voitures, camionnettes ainsi que les camions de moins de 20 tonnes.

La réglementation prévoit un contrôle technique obligatoire tous les 6 mois, soit deux fois par an.

Cette exigence, tout comme son coût, continue toutefois de susciter la controverse. L’opposant Martin Fayulu a notamment dénoncé ce qu’il qualifie d’« arnaque », pointant du doigt un tarif jugé exorbitant, compris entre 60 et 80 dollars, ainsi que la fréquence semestrielle de la formalité, dans un contexte de précarité économique pour une large partie de la population.

De son côté, la RFCK avait exhorté les propriétaires à ne pas attendre les derniers jours pour se mettre en ordre, avertissant qu’aucune excuse ne serait admise après l’échéance.

Sécurité routière contre pouvoir d’achat

Pour les autorités provinciales, l’enjeu est d’abord sécuritaire. Le contrôle technique doit permettre d’identifier les véhicules présentant des défaillances mécaniques susceptibles de mettre en danger conducteurs, passagers et autres usagers de la route.

Mais sur le terrain, le lancement du bouclage fait déjà grincer des dents. Plusieurs automobilistes et transporteurs disent redouter le poids financier de cette mesure.

« Je n’ai pas les moyens de débourser cette somme. Je préfère garer ma voiture demain », confie un taximan rencontré dimanche 9 août à Bandalungwa.

Un autre usager appelle le gouvernement provincial à revoir le coût de la formalité : « Je demande au gouverneur de revoir le montant à la baisse. Sinon, la population va en souffrir, faute de moyens de transport. »

Le risque d’un choc sur les transports

À Kinshasa, où des millions d’habitants dépendent quotidiennement des transports routiers pour leurs déplacements, l’application stricte de la mesure pourrait rapidement produire des effets sur la mobilité.

Si un nombre important de véhicules non conformes étaient immobilisés, l’offre de transport pourrait se réduire davantage, avec à la clé une possible hausse de la pression sur les moyens de déplacement disponibles.

LM

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