Les activités socio-économiques ont été fortement perturbées ce jeudi 26 mars 2026 à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, où la population est descendue dans la rue pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité.

Commerces, marchés, dépôts, alimentations, comptoirs d’achat d’or et stations-services sont restés fermés. Les établissements scolaires n’ont également pas fonctionné, traduisant une paralysie quasi totale des activités dans la ville.
Sur les calicots brandis par les manifestants, on pouvait lire notamment : « Pas d’école », « Pas de travail », « Pas de marché », illustrant l’ampleur du malaise.
Le point de chute de la manifestation a été l’esplanade du gouvernorat, où un mémorandum a été lu devant la foule par le président de la jeunesse de la communauté Mayogo.
Dans ce document, les manifestants dénoncent la persistance de l’insécurité malgré les efforts annoncés par le gouvernement provincial. Ils évoquent notamment une augmentation des actes de délinquance et de violence, plongeant les habitants dans un sentiment de vulnérabilité.
Parmi les faits décriés figurent des cas de kidnapping, des agressions à main armée, des vols qualifiés, des violences sexuelles, des braquages et des meurtres. Les manifestants pointent également une crise de confiance envers les institutions judiciaires locales, estimant que « la justice est réservée à une élite protégée ».
Cette manifestation s’est tenue en dépit de son interdiction par le gouvernement provincial. Tout en reconnaissant la légitimité des préoccupations exprimées, les autorités affirment maintenir l’ordre public et réitèrent leur engagement à renforcer les dispositifs sécuritaires pour protéger les personnes et leurs biens.
Josué Nsalanga















