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mardi, avril 7, 2026
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Human Rights Watch alerte : des fosses communes découvertes à Uvira après le passage du M23

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Human Rights Watch alerte sur de graves exactions commises dans la ville d’Uvira, à l’Est de la République démocratique du Congo, à la suite de son occupation fin 2025 par les rebelles du M23, appuyés selon l’ONG par des forces rwandaises.

Dans un rapport rendu public, l’ONG fait état de dizaines de civils tués ou portés disparus durant cette période. Des cas de violences sexuelles visant des femmes et des jeunes filles ont également été documentés, illustrant, selon elle, un climat de terreur imposé à la population locale.

Des enquêteurs de Human Rights Watch, dont Lewis Mudge et Clémentine de Montjoye, se sont rendus sur place en mars 2026. Leur mission faisait suite au retrait des éléments du M23 en janvier. Sur le terrain, ils ont recueilli des témoignages concordants évoquant des opérations de ratissage visant principalement des hommes et des adolescents, accusés d’appartenir aux groupes d’autodéfense dits « Wazalendo ».

Les chercheurs indiquent avoir identifié au moins trois sites de sépulture, tout en recevant des informations crédibles sur l’existence d’autres fosses communes dans et autour de la ville.

Située au bord du lac Tanganyika et à proximité de la frontière avec le Burundi, Uvira occupe une position stratégique dans la région. Son occupation a entraîné d’importantes perturbations logistiques et provoqué le déplacement massif des populations civiles.

Face à ces allégations, Human Rights Watch appelle les autorités congolaises ainsi que l’Organisation des Nations Unies à diligenter des enquêtes indépendantes, notamment médico-légales, afin d’établir les responsabilités.

L’ONG insiste sur la nécessité de poursuivre non seulement les combattants impliqués, mais aussi les chaînes de commandement, y compris du côté des forces rwandaises.

Depuis sa résurgence en 2021, le M23 a repris le contrôle de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Si Kigali évoque un droit à la légitime défense, Human Rights Watch considère que son soutien reste un facteur déterminant dans la progression du groupe armé.

 

Roberto Tshahe Da Cruz

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