À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, les parents d’élèves du groupement Bandavilemba, dans le territoire d’Irumu (Ituri), demandent aux établissements scolaires qui fonctionnent encore en déplacement de regagner leurs milieux d’origine. Selon la société civile locale, plus de 5 000 enfants n’ont pas suivi les cours durant l’année scolaire passée.
Cet appel a été lancé jeudi 6 août, à l’issue d’une mission de la société civile, forces vives d’Irumu, dans cette partie du territoire. Les parents souhaitent le rétablissement des écoles dans les villages où les conditions sécuritaires le permettent, particulièrement là où les populations sont déjà retournées.
Le premier vice-président de la société civile, Soniau Malangay Dieudonné, indique que plusieurs écoles de Bandavilemba continuent de fonctionner en déplacement, notamment à Komanda et dans certaines localités du Nord-Kivu. Une situation qui, selon lui, empêche des milliers d’enfants restés ou revenus dans leurs villages d’accéder à l’enseignement.
« Nous ne voyons aucune raison pour que ces écoles continuent à fonctionner en déplacement alors que les populations sont de retour dans leurs villages. Les enfants de Bandavilemba ont les mêmes droits à l’éducation que tous les autres enfants de la République », a-t-il soutenu dans un entretien avec la presse.
À l’approche de la rentrée scolaire, les parents appellent ainsi les autorités éducatives à prendre les dispositions nécessaires pour permettre le retour des écoles dans les zones redevenues accessibles et offrir aux milliers d’enfants concernés la possibilité de reprendre le chemin des classes.
Reagan Lebisabo, correspondant en Ituri















