À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2026, plusieurs enseignants venus des territoires du Kasaï restent à Tshikapa dans l’attente du paiement de leurs salaires. Certains affirment y séjourner depuis près de deux mois et conditionnent leur retour dans leurs lieux d’affectation au règlement de leur situation salariale.
À Dekese, des agents et fonctionnaires de l’État ont également organisé, vendredi 21 août, une marche suivie d’un sit-in pour réclamer trois mois d’arriérés de salaire.
Dans un mémorandum adressé à l’administrateur du territoire, ils évoquent la possibilité d’une grève si leurs revendications ne trouvent pas de réponse.
Ces agents s’opposent par ailleurs à leur déplacement à Tshikapa pour une opération d’identification. Ils mettent en avant la distance de plus de 600 kilomètres entre Dekese et le chef-lieu provincial, l’enclavement du territoire ainsi que les difficultés financières liées aux arriérés de salaire.
À l’approche de la reprise des cours, cette situation pourrait avoir des répercussions sur la rentrée scolaire dans les zones concernées si les enseignants ne regagnent pas leurs postes.
Jacques Youssein Kijaja















