Les forces de l’ordre ont interpellé 578 personnes dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet, à l’issue d’une patrouille renforcée menée dans la commune de Gombe, au centre de Kinshasa.
L’opération, conduite par le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Israël Kantu, s’inscrit dans le cadre des actions visant à lutter contre l’insécurité urbaine et à renforcer la présence policière dans les zones jugées sensibles.
Selon la PNC, cette intervention a consisté à quadriller plusieurs avenues et points stratégiques de la commune afin de traquer les présumés auteurs de troubles à l’ordre public ainsi que les personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités illicites.
Parmi les 578 personnes interpellées, figurent 487 hommes, 50 femmes dont plusieurs sont présentées par la police comme des travailleuses du sexe exerçant leurs activités dans la commune, 37 enfants ainsi que quatre personnes souffrant de troubles mentaux.
La police affirme toutefois que deux de ces dernières étaient en réalité des individus ne présentant aucun trouble psychiatrique et qui se faisaient passer pour des malades mentaux.
À l’issue de l’opération, le commissaire divisionnaire adjoint Israël Kantu a salué le professionnalisme des policiers engagés sur le terrain. Il a néanmoins ordonné l’arrestation de douze policiers pour violation des consignes opérationnelles. Les agents concernés comprennent un major, un lieutenant, un chauffeur et neuf autres éléments de la PNC.
Le chef de la police de Kinshasa a annoncé que cette intervention constitue la première d’une série d’opérations de sécurisation qui seront progressivement déployées dans d’autres communes de la capitale. L’objectif affiché est de renforcer la lutte contre la criminalité, de restaurer l’autorité de l’État et d’améliorer le sentiment de sécurité des habitants.
Enfin, Israël Kantu a appelé la population kinoise à collaborer étroitement avec les services de sécurité en dénonçant tout comportement suspect, estimant que l’implication des citoyens demeure essentielle pour prévenir les actes de criminalité et mettre hors d’état de nuire les auteurs de l’insécurité.
Daniel Aloterembi















