En vue de rendre fluide la circulation des personnes et de leurs biens, le gouvernement de la république doit s’investir dans la réhabilitation des routes de l’arrière-pays.
Si à partir de la ville-province de Kinshasa, la voie qui mène dans les villes de Kenge (Kwango) et Kikwit (Kwilu) semble encore praticable (sur certains tronçons), cela n’est pas le cas pour les routes qui mènent vers différents territoires ou grands centres, à l’exemple du territoire de Popokaba.
En effet, l’accès à ce territoire de 6.949 Km2 avec près de 630.000 habitants, laisse à désirer. Non seulement qu’il n’y a pas assez de véhicules qui s’y rendent dans ce coin perdu du pays, mais la route est également impraticable, ce qui relègue cette contrée dans l’enclavement le plus total. Car, si avec les 172 Km qui le séparent de la bifurcation de la nationale numéro 1, les véhicules 4×4 mettent près de 5 à 6 heures, qu’en sera-t-il des gros véhicules ? La question reste posée.
Pourtant, le territoire de Popokaba est une contrée où les activités commerciales et professionnelles devraient se dérouler dans des bonnes conditions, surtout qu’il existe aussi la possibilité de réhabiliter le bac qui mène vers la cité de Mbankana à Kinshasa, sur la rivière Kwango. Comme pour dire que la voie navigable est aussi un raccourci entre le territoire de Popokaba et la ville-province de Kinshasa. Mais hélas ! A cause de son désenclavement total, Popokaba ne dispose d’aucune institution viable : aucune succursale d’une quelconque banque, ni des représentations des sociétés de communication cellulaire, pour ne citer que ces domaines.
Les seuls investissements, se trouvent être l’hôtel construit par la famille de l’ex-ministre Johnattan Bialosuka Wata et le couvent des frères catholiques, construit à quelques kilomètres d’un aérodrome de fortune, lequel n’a comme piste d’atterrissage, que des herbes et un hangar de près de 4 mètres carrés servant de bureau de la DGM, au cas où un petit porteur venait d’atterrir.
Kenge, la ville fantôme
A Kenge, ville qui sert de chef-lieu de la province du Kwango, il ne se pose aucun problème d’accès, pour la simple raison que la voie d’entrée donne directement sur la nationale numéro 1. Ce sont plutôt les voies qui mènent au-delà de cette ville fantôme qui sont en piteux état. Ville fantôme en raison de l’obscurité qui y règne, dès 19 heures.
Trahi en effet par les mesures du couvre-feu, il est difficile dans cette ville, de voir à une distance d’un mètre, tellement qu’il fait noir. Pas d’eau, pas d’électricité, la ville de Kenge ne dispose en rien la vocation de servir de chef-lieu de province. Mais hélas, c’est cela la réalité en RDC où des nouvelles provinces ont été créées dans la précipitation, dans le seul but de récompenser les militants et sympathisants des formations et regroupements politiques ayant présidées aux destinées du pays.
Sauver la nationale numéro 1 Kinshasa-Kikwit
Au niveau de la nationale numéro 1 Kinshasa-Kikwit, le gouvernement devra se mobiliser pour sauver cette voie, jonchée des nids de poules, en dehors de plusieurs menaces d’érosions. A ce sujet, le gouvernement Sama Lukonde devra faire preuve d’une réelle volonté politique, afin de soulager tant soit peu les souffrances des usagers de cette voie, qui permet le ravitaillement de la ville province de Kinshasa en vivres et autres biens de première nécessité.
C’est la même voie qui favorise également l’approvisionnement des grands centres urbains en différents biens manufacturés provenant de la capitale et/ou des villes portuaires de Matadi et Boma, mais aussi de l’Angola et de la république du Congo voisin.
Le même gouvernement devra d’investir pour éradiquer la pratique qui consiste à rançonner les paisibles transporteurs sur ce tronçon. Ces derniers font en effet face à près de 19 différentes barrières, où ils déboursent un montant avoisinant les 500.000 Fc, soit l’équivalent de 250 USD par véhicules. Et dire que l’argent perçu dans ces différentes barrières, n’est justifié nulle part. Pas de quittance, moins encore des reçus établis par les percepteurs.
José Wak