La société civile du territoire de Kasongo dénonce des pratiques jugées abusives à la prison centrale locale, où des frais allant de 1 000 à 10 000 francs congolais sont exigés pour accéder aux détenus.
Dans une déclaration rendue publique le 24 février, le deuxième vice-président de la société civile, Jean Amuri Kitoko, évoque un « calvaire » quotidien tant pour les détenus que pour le personnel pénitentiaire. Selon lui, le non-paiement des salaires des agents depuis près de trois trimestres alimente des dysfonctionnements internes et favorise l’émergence de pratiques illégales.
Outre les frais de visite dénoncés, d’autres charges exorbitantes sont imposées pour des besoins essentiels, notamment l’achat de bougies dont le coût atteindrait 350 000 FC, renchérit la société civile. Des exigences financières jugées disproportionnées qui aggravent la précarité des détenus et de leurs proches.
Face à ces dérives, la société civile appelle les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes pour rétablir la légalité, garantir la gratuité des visites conformément aux normes en vigueur et améliorer les conditions de détention. Elle estime que le maintien de telles pratiques « compromet gravement le respect des droits de l’homme » au sein de cet établissement pénitentiaire.
Adjany Bingila















