La situation reste préoccupante dans les structures sanitaires publiques du Kasaï, où les professionnels de santé réclament le paiement de huit mois d’arriérés de salaires et de primes. Déclenchée début octobre, leur grève sèche intervient après plusieurs alertes sur leurs conditions de rémunération, restées sans solution.
Des malades abandonnés à leur sort
Sur le terrain, les patients opérés sont privés de suivi, tandis que ceux en attente d’une intervention chirurgicale ne sont plus pris en charge. Les bureaux administratifs restent également fermés.
Les personnes vivant avec le VIH et les malades atteints de tuberculose figurent parmi les plus exposés. Faute de soins, certains accusent déjà une semaine de retard dans leur traitement, tandis que d’autres arrivent au terme de leur première cure sans relais thérapeutique. Une situation qui fait craindre des complications et des rechutes.
Dans une interview accordée à la presse le vendredi 24 octobre 2026, la Société civile Debout Congolais a dénoncé l’inaction des autorités provinciales. Son coordonnateur, Maître Alain Nkashama Muana, reproche au gouverneur Crispin Mukendi Bukasa de n’avoir apporté aucune réponse urgente aux revendications des soignants.
Il appelle le gouverneur à saisir les autorités nationales pour trouver une issue à la crise. À défaut, prévient-il, sa structure envisage des actions de grande envergure afin que les soignants et les malades retrouvent leurs droits.
Au moment de cette déclaration, la grève se poursuivait sans solution en vue.
Jacques Youssein Kijaja















