La riposte contre Ebola se renforce à Beni, dans la province du Nord-Kivu, avec la mise en service d’un nouveau centre de transit au centre de santé de Mukulya. Dotée de six lits, cette structure doit permettre d’isoler les patients présentant des signes suspects avant leur éventuelle orientation vers une structure spécialisée.
Dans cette aire de santé qui compte plus de 13 500 habitants, la prise en charge des patients suspects constituait jusqu’ici un défi. Faute d’une structure dédiée, les malades étaient reçus dans un même espace, selon Kambale Malyathi Donatus, infirmier titulaire du centre de santé de Mukulya.
« Nous avions un problème de triage. Tous les malades accédaient directement au centre de santé et nous les prenions en charge sans précaution. Mais avec ce centre de transit, nous devons commencer par dépister chaque malade afin que ceux qui présentent des signes d’Ebola soient pris en charge au centre de transit ».
Selon lui, cette infrastructure doit également réduire les déplacements vers l’hôpital général, situé à environ sept kilomètres, et rapprocher la réponse sanitaire de la communauté.
Avec ce dispositif, les patients présentant des symptômes compatibles avec Ebola peuvent être séparés des autres malades dès leur arrivée. L’objectif est de faciliter l’identification des cas suspects et de limiter les risques d’exposition au sein de la formation sanitaire.
La proximité du centre de transit doit également favoriser la participation de la communauté à la riposte. Les responsables locaux appellent les habitants à protéger l’infrastructure et à faciliter son fonctionnement.
La sensibilisation demeure par ailleurs une priorité, notamment pour encourager les habitants à consulter rapidement en cas de symptômes inhabituels. Pour Salama Musubaho, président des jeunes de Mukulya, le renforcement des capacités de prise en charge doit être accompagné d’actions de sensibilisation.
Avec ses six lits, le centre de transit de Mukulya vient compléter le dispositif de surveillance et d’orientation des cas suspects à Beni. L’infrastructure a été financée par International Medical Corps.
Delphin Mupanda















