Weekly Gadgets

Find Us on Socials

mardi, février 17, 2026
contact@congo-press.com
prioriteSociété

Escortes, sirènes et gyrophares : le désordre persiste à Kinshasa malgré l’interdiction de Jacquemain Shabani

23Views

Le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et des Affaires coutumières, Me Jacquemain Shabani, avait annoncé, mardi 9 décembre 2025, à travers un télégramme officiel, une série de mesures strictes visant à mettre fin à l’utilisation abusive des escortes et dispositifs sonores et lumineux spéciaux en République démocratique du Congo.

Selon le document, cette décision était intervenue après le constat de l’usage abusif d’escortes par des personnes non habilitées.

« Sur instruction du Président de la République, le ministre de l’Intérieur ordonne l’interdiction immédiate de toute escorte assurée par la police ou l’armée pour les personnes qui n’y ont pas droit, et ce jusqu’à nouvel ordre », pouvait-on lire.

Même les personnalités officiellement éligibles à une escorte étaient désormais concernées par une restriction importante : l’usage des sirènes, gyrophares et feux multicolores est interdit sur toute l’étendue du territoire national.

Le VPM avait même enjoint les services compétents d’assurer l’application stricte de ces mesures, dans l’attente de la promulgation d’un acte juridique précisant les catégories de personnalités autorisées à bénéficier d’une escorte policière ou militaire, d’une garde domiciliaire ou d’une garde rapprochée.

Aujourd’hui, deux mois et une semaine après, cette mesure souffre de son application. Ces escortes, gyrophares et autres sont toujours visibles à Kinshasa. Ces « autorités », parmi lesquelles des politiques, policières, militaires, des députés nationaux et provinciaux, sans oublier des responsables d’entreprises et portefeuilles de l’État… circulent sans aucune inquiétude dans la capitale.

Pour rappel, alors ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Gilbert Kankonde avait promis, le 25 septembre 2019, l’élaboration d’un règlement encadrant la circulation des escortes officielles ainsi que l’usage des gyrophares.

À ce jour, le pays ne dispose toujours pas d’un cadre légal spécifique régissant ces pratiques.

 

LM

Laisser un commentaire