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mercredi, mars 18, 2026
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Kinshasa : polémique autour de la « Force du Progrès », des méthodes comparées aux anciens « Bérets Rouges »

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Une controverse grandissante entoure, depuis plusieurs mois, les activités de certains individus se réclamant de la « Force du Progrès » dans la ville de Kinshasa. Ce groupe, souvent présenté comme proche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), est accusé par plusieurs habitants et observateurs de comportements jugés inciviques.

Certains analystes établissent un parallèle avec les « Bérets Rouges », un groupe actif sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila. À l’époque, ces derniers avaient été pointés du doigt pour diverses exactions, notamment lors de l’attaque du siège de l’UDPS, un épisode violent ayant entraîné la mort de plusieurs militants. Si cette comparaison demeure controversée, elle revient régulièrement dans le débat public.

Des témoignages préoccupants dans plusieurs communes

Dans plusieurs communes de la capitale — notamment Limete, Lemba, Masina, Matete, Ngaliema et Kintambo — des habitants rapportent des actes d’intimidation, des perturbations de la circulation et des manifestations spontanées dégénérant parfois en altercations.

Selon certains témoignages, des jeunes se réclamant de la « Force du Progrès » occuperaient des carrefours stratégiques et imposeraient leur présence dans certains quartiers.

« Ils s’installent à des points névralgiques, contrôlent les mouvements et, dans certains cas, exigent de l’argent ou restreignent la libre circulation », confie sous anonymat un habitant de N’Djili.

D’autres sources évoquent des violences en marge de rassemblements politiques, notamment dans un contexte marqué par des tensions préélectorales.

Silence officiel et démentis politiques

Face à ces accusations, les autorités demeurent jusque-là discrètes. Aucun communiqué officiel n’a reconnu l’existence d’une structure organisée affiliée au parti au pouvoir.

Interrogés par la presse, certains cadres de l’UDPS rejettent toute responsabilité, évoquant plutôt des « militants incontrôlés » ou des « infiltrés » cherchant à ternir l’image du parti.

Une ambiguïté qui inquiète la société civile

Pour plusieurs acteurs de la société civile, ce flou alimente un sentiment d’impunité.

« En l’absence de position claire et de mesures concrètes, ces groupes peuvent continuer à agir comme s’ils étaient au-dessus des lois », analyse un observateur basé à Kinshasa.

La question de leur structuration reste posée. Bien que leur organisation semble informelle, reposant sur des réseaux de jeunes mobilisés lors d’événements politiques, leur présence est signalée dans plusieurs zones stratégiques de la capitale.

Un enjeu sécuritaire et politique

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, ces allégations relancent le débat sur le rôle de l’État dans la protection des citoyens et le maintien de l’ordre public.

Pour de nombreux habitants de Kinshasa, la priorité demeure la sécurité quotidienne. Plusieurs appellent les autorités à plus de clarté, à établir les responsabilités et à prendre des mesures concrètes pour prévenir toute forme de violence ou d’abus.

En attendant, un climat d’incertitude continue de peser sur certains quartiers, alimentant inquiétudes et interrogations à l’approche des prochaines échéances politiques.

 

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