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Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : voici un échantillon de cas d’insécurité qui met en difficulté le patron de la sécurité congolaise

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Le ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation, Jacquemain Shabani, fait l’objet d’une motion de défiance initiée par le député national Laddy Yangotikala Senga, élu de la circonscription de Kisangani-Ville, dans la province de la Tshopo.

Membre du groupe parlementaire Bâtissons le Congo et de la majorité parlementaire, cet élu reproche au patron de la territoriale une insécurité grandissante dans plusieurs grandes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.

Celle-ci se manifeste par des braquages, des enlèvements, du banditisme urbain ainsi qu’une hausse générale de la criminalité, et ce, en dépit de l’opération « Ndobo » lancée pour endiguer ces phénomènes.

Nommé au gouvernement le 29 mai 2024 en qualité de ministre en charge de la sécurité intérieure, Jacquemain Shabani semble éprouver des difficultés à garantir la protection des citoyens.

Plusieurs incidents sécuritaires survenus durant son mandat viennent, aux yeux des initiateurs de la motion, renforcer les griefs portés contre lui.

En voici quelques exemples enregistrés particulièrement à Kinshasa :

– Tentative d’évasion à la prison centrale de Makala (septembre 2024)

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024, une mutinerie à la prison de Makala a dégénéré, faisant au moins 129 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon le bilan officiel. Des tirs, des mouvements de foule et des incendies ont aggravé la situation.

– Vandalisme du mausolée de Patrice Émery Lumumba (19 novembre 2024)

Des individus ont profané le mausolée du héros national, ciblant notamment une relique symbolique (une dent). Cet acte a suscité une vive émotion à travers le pays et a été perçu comme une atteinte grave à la mémoire nationale.
Recrudescence des braquages

La ville de Kinshasa fait face à une hausse des enlèvements, des attaques nocturnes et des braquages à main armée. Malgré l’opération « Ndobo », de nombreux habitants continuent de dénoncer une insécurité persistante.

Les braquages surviennent désormais aussi en pleine journée, et les interventions des forces de l’ordre peinent à être immédiates et efficaces. Le cas le plus récent remonte au jeudi 9 avril, dans la commune de Barumbu, où un braquage a été signalé. Certains suspects ont été arrêtés et présentés au ministre de l’Intérieur dans la soirée, tandis que d’autres ont réussi à prendre la fuite.

Prolifération d’armes illégales

Cette situation met également en lumière la circulation inquiétante d’armes illégales parmi les civils. Un incident survenu le vendredi 10 avril 2026 a coûté la vie à l’entrepreneur Vally Amisi. Selon les images de vidéosurveillance de l’immeuble où s’est produit le drame, le principal suspect était en possession d’une arme à feu.

Cet échantillon d’événements illustre la montée du sentiment d’insécurité au sein de la population congolaise et vient appuyer la démarche entreprise par le député Laddy Yangotikala Senga.

Reste désormais à savoir quelle suite le bureau de l’Assemblée nationale réservera à cette motion de défiance.

BM

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