Après la controverse suscitée par son communiqué du 20 avril 2026, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, André Mbata, est revenu sur ses propos en apportant des précisions sur l’objectif réel de son initiative liée à la réforme constitutionnelle.
Dans un communiqué de mise au point publié ce mardi 21 avril, André Mbata évoque une « interprétation erronée » de son message initial, qui invitait partis et regroupements politiques, associations, personnalités membres de l’Union sacrée de la nation ainsi que les confessions religieuses à soumettre leurs propositions sur un éventuel changement de la Constitution.
Selon lui, cette démarche ne visait nullement à engager formellement l’Union sacrée de la nation ni à initier un processus de révision constitutionnelle. Elle avait plutôt pour but « uniquement de préparer le cadre » destiné à recevoir les différentes contributions émanant des acteurs politiques et sociaux, afin de les transmettre au Président de la République, Félix Tshisekedi, en sa qualité de Haute autorité politique de la plateforme.
Le Secrétaire permanent souligne que cette initiative fait suite à de nombreuses sollicitations reçues tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Plusieurs partisans de la réforme constitutionnelle auraient, à cette occasion, exprimé leur souhait de voir leurs propositions relayées au Chef de l’État.
André Mbata insiste également sur le fait que le communiqué du 20 avril relevait exclusivement des compétences du Secrétariat permanent et ne saurait être interprété comme une position officielle de l’Union sacrée de la nation ou de sa Haute autorité politique.
Par ailleurs, il précise que la mise en place d’une commission technique évoquée dans ledit communiqué avait pour objectif de centraliser et de synthétiser les différentes propositions reçues, en vue de l’élaboration d’un rapport à transmettre au Président de la République.
Cette clarification intervient dans un contexte marqué par une sensibilité accrue autour de la question de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui continue de susciter débats et réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Bernard MPOYI















