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Le virus Ebola peut encore se transmettre sexuellement après la guérison

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La disparition des symptômes ne signifie pas nécessairement l’élimination complète du virus Ebola de l’organisme. C’est le message qu’a délivré, jeudi 4 juin 2026 à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, lors d’un briefing de presse conjoint avec son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Le ministre a rappelé que le virus Ebola peut persister dans le sperme pendant une longue période après la guérison clinique d’un patient, exposant ainsi les survivants à un risque potentiel de transmission sexuelle.

« Le virus peut persister dans certains liquides biologiques, notamment le sperme, pendant une longue période après la guérison », a expliqué Roger Kamba, insistant sur la nécessité d’un suivi médical rigoureux des survivants ainsi que sur le respect des recommandations sanitaires afin de prévenir toute nouvelle contamination.

Selon le ministre, cette persistance du virus justifie le maintien d’un accompagnement médical et psychosocial des personnes guéries, dans le but de réduire les risques de transmission et de favoriser leur réinsertion dans la communauté.

Par ailleurs, les autorités sanitaires ont confirmé que la maladie à virus Ebola continue de sévir dans trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Dans ce contexte, les opérations de riposte se poursuivent sur le terrain afin de contenir la propagation de l’épidémie, d’assurer une prise en charge adéquate des personnes affectées et de renforcer la surveillance épidémiologique.

Au cours du même briefing, Roger Kamba a également dénoncé toute mesure visant à empêcher les ressortissants congolais de participer à des événements internationaux en raison de l’épidémie d’Ebola.

« Toute mesure visant à empêcher les ressortissants congolais de participer à des événements internationaux en raison de l’épidémie d’Ebola ne repose sur aucun fondement scientifique et constitue une discrimination », a-t-il déclaré.

Le ministre a souligné que le risque de transmission dépend essentiellement du contact avec une personne infectée et non de sa nationalité, appelant ainsi à éviter toute stigmatisation des Congolais à l’étranger.

Joslin Lomba

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