La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo ouvre, ce jeudi 28 mai, à Kinshasa, un nouveau procès impliquant le lieutenant-général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense des FARDC, poursuivi cette fois aux côtés d’un coaccusé civil, Shauri Chibogo Issa.
Dans la grande salle d’audiences de la Haute Cour militaire, le décor était déjà planté dès les premières heures de la journée pour accueillir cette audience très attendue, dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement sensible.
Selon l’accusation, les deux prévenus répondent des faits de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. Le parquet général des Forces armées de la RDC reproche notamment aux accusés des actes susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État et à la discipline militaire.
Ce nouveau dossier intervient alors que la Haute Cour militaire avait déjà pris en délibéré, le 19 mai dernier, une première affaire dans laquelle le lieutenant-général Philémon Yav comparaissait seul. Dans ce précédent procès, il était poursuivi pour trahison ainsi que pour incitation de militaires à poser des actes contraires à la loi ou à la discipline.
L’ouverture de cette seconde procédure judiciaire relance ainsi l’attention autour de cet officier supérieur des FARDC, autrefois à la tête d’une importante zone de défense du pays.
Aucune décision n’a encore été rendue dans la première affaire, tandis que les débats dans ce nouveau procès devraient permettre à la juridiction militaire d’examiner les responsabilités respectives des deux accusés.
Djodjo Vondi















