Le gouvernement a présenté, ce jeudi 11 juin, à l’Assemblée nationale, son projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, arrêté à 50.295 milliards de francs congolais, soit l’équivalent de 21,9 milliards de dollars américains. Par rapport au budget initial de 54.336 milliards de FC (22 milliards USD), ce collectif budgétaire affiche une baisse de 7,4 % en monnaie nationale, principalement en raison d’une diminution de 42 % des ressources extérieures.
Malgré ce recul, les finances publiques conservent une dynamique favorable grâce à l’amélioration de la mobilisation des ressources internes.
Les recettes propres progressent de 6,9 %, tandis que les recettes courantes globales augmentent de 5 % par rapport aux prévisions initiales.
Cette évolution permet de porter les recettes courantes de 14,4 milliards à 15,2 milliards de dollars américains, soit près de 740 millions USD supplémentaires destinés au financement des dépenses publiques, notamment les salaires, les transferts, les investissements et certaines dépenses exceptionnelles.
Le gouvernement fonde cette révision budgétaire sur l’amélioration des indicateurs macroéconomiques. La croissance économique est désormais attendue à 5,6 %, contre 5,3 % initialement prévue, alors que l’inflation reste contenue à 3,5 % en moyenne annuelle.
La stabilité du franc congolais et la bonne tenue des cours du cuivre et du cobalt contribuent également à renforcer les perspectives budgétaires.
Par ailleurs, le collectif budgétaire prévoit la mobilisation de nouvelles ressources destinées aux investissements structurants, notamment à travers une première émission d’eurobonds de 650 millions de dollars américains.
Les dépenses prioritaires concernent principalement la défense et la sécurité, les infrastructures de transport notamment les routes, les aéroports et les chemins de fer ainsi que les programmes d’investissement public et de soutien à l’emploi des jeunes.
Sur le plan fiscal, le gouvernement ambitionne de poursuivre l’élargissement de l’assiette fiscale. La pression fiscale devrait atteindre 12,5 % en 2026, contre 12,3 % dans la loi de finances initiale, avec l’objectif de la porter progressivement à 17 % d’ici 2035.
À l’issue du débat général, l’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi de finances rectificative 2026 et l’a transmis à la commission économique et financière pour examen approfondi.
Joslin Lomba















