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L’Udps et l’opposition attaquent la « Force du Progrès » à la justice

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La tension politique reste vive en République démocratique du Congo après les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition organisé le 12 juin dernier à Kinshasa. Au cœur de la controverse : la Force du Progrès, mouvement de mobilisation associé à l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), accusé par plusieurs figures de l’opposition d’avoir participé aux violences enregistrées en marge de cette manifestation.

Face à ces accusations, l’Udps a décidé de saisir la justice. Le parti présidentiel a officiellement déposé une plainte auprès du Procureur général près la Cour de cassation contre des individus qui se réclameraient frauduleusement de la Force du Progrès pour commettre des actes de vandalisme, de violence et de troubles à l’ordre public.

Selon les avocats du parti au pouvoir, cette démarche vise à protéger l’image de la Force du Progrès et à identifier les personnes qui utiliseraient son nom à des fins criminelles.

L’Udps affirme que la mission de cette structure se limite à la mobilisation politique et à l’encadrement militant, rejetant toute implication dans des actes de brutalité.

De son côté, l’opposition maintient ses accusations. Plusieurs responsables de la coalition ayant organisé le sit-in du 12 juin estiment que des militants assimilés à la Force du Progrès auraient participé à la dispersion des manifestants aux côtés des forces de sécurité. Ils réclament l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités dans les violences qui ont marqué cette journée.

Lamuka, principale plateforme de l’opposition que dirige Martin Fayulu, entend même réunir des éléments à déposer à la Cour internationale de justice et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme. « Des sanctions sont en vue contre le pouvoir en place », a lâché, ce jeudi, un cadre de cette coalition lors d’une émission de débat télévisé.

Le secrétaire général de l’Udps, Augustin Kabuya, a rejeté ces allégations, dénonçant ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à discréditer son parti.

Selon lui, certains acteurs politiques chercheraient à instrumentaliser les événements pour créer une crise politique.

Cette bataille judiciaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les débats sur les réformes institutionnelles et les divergences croissantes entre le pouvoir et l’opposition. Alors que la justice est désormais appelée à se prononcer, l’affaire de la Force du Progrès pourrait devenir l’un des dossiers politiques les plus suivis de cette année en RDC.

Les prochains développements judiciaires seront déterminants pour établir les responsabilités et clarifier le rôle réel des personnes impliquées dans les incidents de Kinshasa.

LM

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